poésie en images

Une nouvelle année pour faire autrement

 

 

 

Pour 2019, une année poétique, un poème par jour pour me souvenir

et oeuvrer sur une nouvelle passion.

Bonne lecture

 

 

 

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13 juin 2019

J 164. Ici mais pas ailleurs !

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Photo de mon ami Erwann

 

« - J’étais jeune et fier, voulais tout savoir,

     Et suis parti faire un long voyage,

     Goûtant à la vie de chaque terroir

     Pour me sentir libre de tout servage. »

 

                                « -  Servage d’un départ qui me minait… »

 

« - J’ai parcouru tant de beaux paysages,

      Rencontré des êtres si différents

      Que je suivais parfois dans leur sillage,

      Mais quelque chose me manquait, pourtant. »

 

                                « - Pourtant, jour et nuit, j’ai tant pleuré »

 

« - Quand je regardais par-dessus les toits,

      Personne pour partager mon bonheur,

     Je me sentais seul, si loin de chez moi,

     Alors à quoi bon faire le voyageur. »

 

                               « - Voyageur au long cours que j’attendais »

 

« - Je n’avais plus que cette idée,  rentrer,

     Rentrer à la maison parmi les miens,

     Rentrer pour m’enivrer de tes baisers…

     N’en pouvant plus, me décidais enfin ! »

 

                              « - Enfin, te revoilà, mon bien aimé ! »

 

«  - Oui, je suis revenu  ma tourterelle,

      Et le bonheur, c’est de vivre avec toi

      Donne-moi encore des baisers ma belle

      Car de notre amour, j’en ferai ma loi.  »

 

Coeur de poète, le10/11/2017

 

 

 

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12 juin 2019

J 163. Pour être un bon Président......

souhait présidentiel 2

 

Si seulement tu étais électricien,

Pour rétablir le courant continu

Entre les gens de ce monde incertain

Qui depuis longtemps ne se parlent plus.

 

Si seulement tu étais un plombier

Pour stopper net les fuites financières

Qui remplissent les comptes à l’étranger

Plutôt que taxer encore les salaires.

 

Si seulement tu étais oculiste

Pour corriger le point de vue des cœurs,

En changeant le regard des égoïstes,

Vis-à-vis des autres dans le malheur.

 

Si seulement tu étais architecte

Pour construire une paix indispensable

Entre tous ces leaders que l'on suspecte

De ne pas avoir des pensées louables.

 

Si seulement tu étais mathématicien

Pour réapprendre aux gens à compter

Les uns sur les autres et ne faire qu’un

Dans les opérations d’égalité.

 

Si seulement tu étais laboureur

Pour cultiver partout la joie de vivre

Jusqu’à rassasier les gens de bonheur

On ne verrait plus des peuples mourir.

 

Alors tu vois, pas besoin de sortir

De Sciences Po, de Saint Cyr, de l’ENA

Pour dessiner un vrai et grand sourire

Sur tous les visages à l’heure du choix.

 

Coeur de poète, le 25/07/2018

 

 

 

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11 juin 2019

J 162. Soirée magique

soirée magique

Photographie de Vincent PIRON  (vincentpiron.com)

 

Quand la lune nacrée se mire,

Dans l’étang de mon village,

Elle m’offre un souvenir.

Plaisirs du mirage !

 

Bercée par une nuit d’espoir,

Sur le petit pont de bois,

Je suis reine d’un soir,

Nature en émois !

 

Sous un rayon de lumière,

Mille lucioles virevoltent,

En danseuses légères,

Mélodie désinvolte !

 

Je perçois le souffle d'air pur,

D'un mois d'été en douceur,

Dans ce coin de verdure,

Bonheur enchanteur !

 

Dans ce royaume utopique,

De mon imaginaire rêveur,

Je vis une autre vie,

Soirée magique !

 

Coeur de poète, le 16/12/2014

 

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10 juin 2019

J 161. Toujours avec elle

 

toujours avec elle

 dessin par mes soins

 

 

Quand j’étais petite, je me cachais sous le lit,

Pour être seule, mais pas à cause de la peur,

Car je partais en voyage aux confins de l’infini

Oubliant l’horloge qui égrenait les heures.

 

Loin de la terre, j’allais de planète en planète,

A la recherche de mon amie, mon âme sœur,

Celle qui partagerait toutes mes conquêtes,

Mes espoirs rayonnant dans mon cœur.

 

Puis un jour elle venue, se cacher près de moi,

Elle me ressemblait, on aurait dit ma sœur,

Et sans rien dire, elle écoutait mes exploits,

A partager en vrais secrets d’explorateurs.

 

Ainsi les jours ont passé, les années ont suivi,

Que de joies et rêves de grands voyageurs

On a vécus toutes les deux, puis j’ai grandi,

L’oubliant sous le lit, pour d’autres bonheurs.

 

Le temps a filé et femme je suis devenue,

La vie m’offrant que des bonheurs sans valeur,

Juste deux beaux enfants comblant mon vécu,

Et me voilà vieille sans aucun admirateur.

 

Dans mon petit studio caché sous les toits,

Personne pour m’offrir un peu de chaleur,

Alors je vais sous mon lit comme autrefois,

Recherchant celle qui était mon âme sœur.

 

Et un soir, elle est revenue auprès de moi,

S’asseoir sur le lit, on aurait dit ma sœur,

Elle m’a raconté sa vie, la même que moi,

Les mêmes lieux en ce monde de froideur.

 

Plus on parlait, plus il y avait de similitudes,

Qu'on se chuchotait tel à un confesseur

Et j’ai compris qu’elle s’appelait Solitude,

Mon âme soeur comme antidépresseur.

 

Coeur de poète, le 05/12/2013

 

 

NB : L’ami imaginaire ne relève pas que de l’enfance ; Il arrive parfois que l’adulte dans certaine situation de solitude, se crée un tel ami. C’est normal d’y avoir recours sans être dupe, bien sûr et c’est fondamental : on ne peut pas vivre seul. Seul, on n’existe pas.

 

D’une certaine façon, avoir un ami imaginaire, c’est un peu comme si on se parlait à voix haute et qu’on disait : « Qu’est-ce que tu ferais, toi, à ma place ? », parce qu’on aimerait bien avoir quelqu’un pour nous conseiller. A chaque fois qu’on se parle à voix haute, ce qui nous arrive souvent, on s’adresse à quelqu’un. Plus précisément, on s’adresse à soi-même comme si on s'adressait à quelqu’un d’autre pour trouver une solution ou se donner raison d'avoir ou pas fait. Et écriture s'apparente à l'ami imaginaire.

 

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09 juin 2019

J 160. Il court, il court......Alex

 

alex

Notre ami Alex, coureur, randonneur, raider, marathonien et trailer. Photos prises lors son challenge perso Lambersart / Calais du 31/12/2017. (une centaine de kilomètres en 10 heures). Nous l'avons accompagné pour le ravitaillement et surtout soutenir son moral.

(oui mais nous, c'était ............en voiture)

 

Notre ami Alex est un coureur,

Mais pas du tout coureur de jupons

Pour se satisfaire dans ses démons,

C’est plutôt un sportif au grand cœur.

 

De Lambersart au sein de Calais,

En courant pour relever son défi,

Seul sur les routes, il est parti

Avec la volonté d’y arriver.

 

Regardez-le passer, ce coureur,

Même si sa fatigue est palpable,

Dans l’effort, il est inébranlable,

N’y a pas de place pour la douleur.

 

Dans sa course au rythme régulier,

C’est un travail d’efforts sans relâche,

Activant son corps avec panache,

Au prix d’une grande ténacité.

 

Ses jambes d’athlète le transportent,

Filant un par un, les kilomètres,

Un œil discret sur son podomètre

Gérant la cadence qui l’emporte.

 

Témoignant de sa stabilité,

J’admire son allure légère,

Qui, dans une foulée régulière,

Engloutit la route bitumée.

 

Plus que quelques mètres, l’arrivée !

Enfin, il la passe en téméraire,

Usé par ce long itinéraire,

Mais heureux d’avoir pu l’achever.

 

Marathonien depuis des années,

Les challenges ne lui font plus peur,

Son endurance lui fait honneur,

Quand il termine dans les premiers.

 

Coeur de poète, le 25/02/2018

 

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08 juin 2019

J 159. A l'ombre du rempart

à l'ombre du rempart

Photographie de Vincent PIRON  (vincentpiron.com)

 

Murées sans remuer dans le silence des ténèbres,

Remuantes pour s’emmurer dans la pierre vieillie,

Elles glissent sans bruit, les lumières de la nuit,

Comme des étoiles perdues au destin funèbre.

 

La solitude tapisse dans un voile léger de brume,

Tous les secrets enfermés qui mourraient ici bas,

Dans l’oubli de la douleur des ans qui consume,

Peu à peu des hommes dont l’esprit perturba.

 

Elles passent silencieuses enchainées à la mort,

Entre les murs interdisant une vie de lumière,

A l’ombre du rempart, gardien de l’inconfort,

Les âmes égarées dans une vie meurtrière.

 

Et le jour viendra lever le voile inlassablement,

Pour laisser place à la beauté des lieux anciens,

Sous les heures claires qui égrènent le temps,

Pour se souvenir qu’ici ont vécu des vilains.

 

Coeur de poète, le 18/04/2014

 

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07 juin 2019

J 158. Un bonheur à 4 roues ('form poétique : Lipogramme)

Qu'est-ce que c'est... un LIPOGRAMME ?

C'est un texte d'où sont délibérement exclues certaines lettres de l'alphabet.

 

un bonheur à 4 roues

Photo de ma petite cidadine, bien sage sur sa place de parking.

 

 

Mon auto, c’est une Renault,

Déjà âgée, elle a onze ans,

Elle roule par monts et par vaux,

S’adaptant à tous les temps.

 

Elle est d’un bleu éclatant,

Qu’elle en garde sa jeunesse,

Je la dorlote comme une enfant,

Avec amour, avec tendresse.

 

Convenablement entretenue,

Au quart de tour, elle démarre,

Son moteur assurément tenu,

Est toujours prêt au départ.

 

Elle est mon alter ego,

Je peux compter sur elle,

Ma préférée, elle est mon auto,

J'en succombe d’amour pour elle.

 

C’est comme mon âme sœur,

Elle partage tous mes voyages,

Dans le malheur ou l’allégresse,

Elle est conforme à mon  bonheur.

 

Coeur de poète, le 13/05/2014

 

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06 juin 2019

J 157. A chacun son plaisir (écrit le 25 novembre 2014)

à chacun son plaisir

 

Bon, je suis désolée, mais entre nous c’est fini,

Ça fait trop longtemps que ça dure, je te le dis.

Avec toi, plus vraiment de désir, mais j’hésitais,

Quand on parlait partout de tous ses bienfaits.

 

Je l’ai rencontré sur le marché du Carrefour,

On aurait dit qu’il m’attendait depuis toujours.

Quand je l’ai vu mon cœur s’est mis à vibrer,

Dans son regard de velours, je n’ai pas résisté.

 

Je sais, le matin tu as toujours été présent,

Voire même aussi, à n’importe quel moment,

Quand j’avais besoin d’un petit réconfort,

Du plaisir quand mon moral n’allait pas fort.

 

Mais toi, c’est toujours pareil à chaque fois,

Tu es devenu un vrai pot de colle sans émoi.

Alors quand j’ai entendu parler de lui à la télé,

Avec une envie folle, chez moi, je l’ai ramené.

 

Au premier contact, il était tout en caresse,

Sur mes lèvres, une explosion de tendresse,

Et quand il est venu en moi, dans mon corps,

J’ai su que je n’aurai plus à faire aucun effort.

 

Tu vois, entre lui et moi, c’est du bonheur,

J’ai besoin de lui et de toutes ses saveurs.

Je peux te le dire maintenant sans détours,

C’est devenu ma nouvelle histoire d’amour.

 

Alors toi, tu t’en vas d’ici, tu sors de ma vie,

C’est mon nouveau yaourt, mon Câlin chéri,

Car c’est bien lui que je choisis maintenant,

Pour le manger quelque soit le  moment.

 

Coeur de poète, le 25/11/2014

 

 

Mes Amis, mangez un produit laitier à chaque repas

Pour être en forme, mais aussi pour le plaisir et la joie !!!

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05 juin 2019

J 156. Drôle d'aventure

drôle d'aventure

 

 

Une joyeuse fête battait son plein sur le pont du navire,

Que d’hommes et de femmes, tous en tenue de soirée !

Le champagne coulait à flots, faisant beaucoup rire,

Quand tout à coup, je me sentis soulevée.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Dans un majestueux envol à la descente vertigineuse,

Tel un goéland plongeant à pic sur sa proie marine,

Je me suis vue  pataugeant dans la mer berceuse,

Le bateau fila sa route me laissant chagrine.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

J’avais beau hurler de tout mon souffle pour appeler,

Ne me laissez pas, regardez-moi, je suis là en bas.

L’immense paquebot à mes appels, resta muet,

Et ce fut pour moi un grand silence d’effroi.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Le soleil se couchant sous l’horizon, la nuit s’est levée,

Éclairée par sa lune bleutée, ses étoiles scintillantes,

Qui chatoyaient la mer dans des reflets argentés,

Et m’épuisaient dans leur emprise fascinante.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Mon esprit prit le large dans mes pensées vagabondes,

Étonnée de l’immobilité de mes muscles épuisés,

Inexorablement vers un nouveau monde,

Mon corps lourd de souffrance glissait.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Et je voguais sous l’eau telle une sirène heureuse,

Escortée par une cour de poissons colorés,

Chantant des mélodies ensorceleuses,

Devant un auditoire démesuré.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

 

Un hippocampe, cheval des mers que j’ai chevauché,

Un poisson pilote pour m’indiquer le chemin,

Puis un poisson-chat venu se faire caresser,

Et un câlin offert par un requin pèlerin.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

C’était comme un bien-être dans ce monde aquatique,

Plus d’être humain pour m’anéantir par le chagrin,

Que de la beauté dans ce voyage fantastique,

Ou respect et loyauté ne faisaient qu’un.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Je flottais ici et là, le cœur épris par cet étrange bonheur,

Quand j’aperçus un point de lumière dans les  abîmes,

Réveillant ma curiosité, j’allais vers cette lueur,

Pour découvrir une petite maison sublime.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

M’approchant près de la fenêtre éclairée, stupéfaction !

C’était mon appartement, mon petit chez moi,

Et mes meubles, mon ordi, ma décoration,

Rien ne manquait, tout était bien là.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

J’entrai, de l’air pour respirer, pas une goutte d’eau,

Incroyable ce fut, je n’étais même pas mouillée !

Je décidai dans l’instant de vivre sous l’eau,

Dans ce refuge d’une vie de tranquillité.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Et dans ces moment précieux, je recommençais à vivre,

Faire mon ménage, cuisiner des bons petits plats,

Pour mes amis nageant dans la mer qui enivre,

Une existence de douceur, j’aimais bien ça.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Le soir venu, une boite attira mon attention, surprise !

Il y avait toutes les photos de ma vie d’autrefois,

Mes enfants, mes amis et tout ce qui sécurise,

C’est alors que sonna le glas en moi.

Et je n’ai pas aimé ça.

 

Dans un ultime effort je quittai cet abri d’imposture,

La porte s’ouvrit, l’océan me gifla d’une main glaciale,

En tombant par terre, quelle drôle de posture,

Je revenais à moi, j’étais à l’hôpital

 

Alors pourquoi tout ça, je ne sais pas

Mais vous, pouvez-vous me dire pourquoi ?

 

Coeur de poète, le 15/12/2013

 

 

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04 juin 2019

J 155. Une étoile dans mon coeur

Inspiration de mon ami Alain

 

une étoile dans mon coeur

 (image empruntée sur le net)

 

 

Venue un 14 juillet sur le mont perdu,
Elle m’attendait à l’abri bus en belle tenue,
Très tôt pour ne pas être prise au dépourvu.
L’idiot que j’étais de ne pas l’avoir reconnue!

 

La voici maintenant à mes côtés,
Affable et souriante, pas du tout gênée.
Elle me parlait, mais à peine j’écoutais !
Tant son charme n avait d égal que sa beauté.

 

 Quand je lui pris la main sans trembler,
Elle trouva tout naturel, la demande d un baiser.
Ses yeux devancèrent ses lèvres pour m’encourager,
Et nous nous unîmes du plus beau des baisers.

Guillerette dans les arbres, elle s’offrit un perchoir!
Romantique, elle fut dans le décor d’un manoir !
Audacieuse, amoureuse sur le télésiège du mont noir!
Gourmande aux baisers dans les vignes du terroir!

Et quand le soir vint, bercés par le saxo,
Dégustant nos crêpes à la terrasse du bistrot,
D'une déclaration d’amour nous fîmes un credo.
Une Juliette avait trouvé son Roméo.

Ce jour là, pour la première fois,
Je sentis mon cœur submergé d’émois,
Une étoile venait d apparaître,
Un nouvel homme venait de naître.

 

Coeur de poète, le 15/08/2013

 

 

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03 juin 2019

J 154. Dans une gare de l'entre-temps

tgv

 Image trouvée sur le net

 

Sur le quai où je vois tous ces gens,

J’imagine leur vie du moment,

Quand moi je suis là qui me prélasse,

A la brasserie du temps qui passe.

 

Sans rien connaître de leur fonction,

Ou motif de leur destination,

D’où viennent-ils, où vont -ils, si pressés ?

Quand s’arrêtent là,  les TGV.
 

Regard hébété pour ce soldat,

Se demandant bien ce qu’il fait là,

Dans sa parka toute chiffonnée

Garde à vous, interdit de penser !

 

Toujours courant, le costard- cravate,

Dans son allure de diplomate,

Bouscule sans gêne les passants,

Peur d’être piégé du contretemps.

 

L’amoureuse au sourire gourmand

Attendant le retour d’un amant,

Parti depuis trop longtemps déjà,

Rêve de leurs passionnants ébats.

 

Les yeux tout éblouis, le touriste

Débarque comme un équilibriste,

Bien trop chargé des ses « au cas où »,

Pensant dépenser très peu de sous.

 

Se disputant, un couple énervé

Pour un vol free-lance non réservé,

Le train ce n’est pas comme l’avion,

Le trajet sera long, bien trop long.

 

Curieux et remuant, les enfants

Posent un tas de questions aux parents.

On part quand ? Il viendra quand le train ?

Et eux :  tais-toi, fais pas le vilain !

 

Habillée de noir, la vieille dame,

Veuve d’un mari, paix à son âme,

Guette l’arrivée de son fils chéri,

Toujours en retard, c'est du souci.
 

Rivé au dernier i-phone, l’ado

Tapote à tout va, c’est rigolo,

Va chez la p’tit  copine en congé,

Il finira bien par l’embrasser.

 

Mendiant dans un coin, le vagabond,

Qui n’a que la gare pour maison,

Pour quelques piécettes tend la main,

Mais les gens passent mine de rien.

 

Dans l'entre-temps, qui sont tous ces gens ?

C'est un va et vient tout le temps.

Perdant ou gagnant, qui peut savoir ?

Pas même un arriviste au pouvoir !

 

Coeur de poète, le 11/072017

 

 

 

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02 juin 2019

J 153. Qui l'eût cru !!!

 

source : http://www.marmiton.org/magazine/dossiers-marmiton_origine-kebab_1.aspx

L’origine du kebab est lointaine et il demeure autour un certain mystère. Selon la légende et les dires communs, il s’agirait d’une invention turque, (et avouons que la sonorité du mot nous laisse facilement y croire !), un plat rapporté par les soldats ottomans qui faisaient griller leur viande sur leur épée…  Une cuisson à l’épée donc, ancêtre de la cuisson à la broche et à la verticale si typique du kebab d’aujourd’hui…

Ouille…un mythe s’effondre ! Mais c’est une réalité, le sandwich kebab comme on le connait aujourd’hui est en réalité une invention allemande. C’est dans le début des années 70 qu’un certain Mehmet Aygün, immigré turc vivant à Berlin, donne naissance au kebab.

 

kebab

Je vais vous étonner, je ne viens pas de Turquie

Que cela ne vous déplaise, je suis  de Berlin.

Des mains de Mehmet Aygün, je naquis

Et fus servi  sur pain méditerranéen.

 

Moi, le kebab d’aujourd’hui, je suis allemand

Et non turc comme la croyance veut le dire

Mais ma façon de cuire vient des ottomans

Qui, sur l’épée, empalaient la viande à rôtir.

 

Depuis les années soixante dix je tourne en rond

Sur une tige verticale, bien embroché,

Lentement, est cuit bœuf, poulet ou bien mouton

Et je tourne et je tourne en rond sans m’arrêter.

 

Puis on me gratte le dos d’un geste précis,

Ainsi de ma chair, j’offre des morceaux plats.

Avec oignons,  tomates et frites aussi

Je suis fourré  en sandwich dans une pita.

 

Recouvert de sauce blanche pour le moelleux

Je ravis le palais gourmand du monde entier

Sous différentes appellations, suis copieux,

Mangé sans chichi ni tralala, sitôt fait.

 

Alors souvenez-vous……

Et oui ! Mehmet, mon inventeur était bien turc,

Et non ! En Turquie, moi kebab n’y suis pas né,

Encore moins, plat traditionnellement turc,

Mais création allemande orientalisée.

 

Coeur de poète, le 22/07/2017

 

 

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01 juin 2019

j 152. Graine d'espoir

 

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Elle est là, si petite au creux de ma main,

Cette  graine que je tiens, dont je ne sais rien,

Et si je la plante au milieu de mon jardin,

Que j’en prenne bien soin qu’en naîtra-t-il demain ?

 

Un robuste chêne ou un souple roseau ?

Un séquoia géant  ou arbre fruitier ?

Un pin parasol ou un beau coquelicot ?

J’ai le cœur qui palpite rien que d’y penser !

 

C’est une vie que je tiens au creux de ma main,

Une vie qui attend le bon plaisir de plaire,

Une vie qui dira : «  je suis présente enfin 

Pourvu que tu me donnes un petit coin de terre».

 

Je la soignerai de l’aube à midi sonnant,

Je l’arroserai le soir, juste comme il faut,

Je la protégerai des parasites méchants,

Je la couvrirai l’hiver aux jours pas trop chauds.

 

De peines en chagrins, de regrets en remords,

D’éclats de rires en doux bonheur, sûrement

Et combien de tout ça il y aura, je l’ignore

Mais, elle grandira comme grandit un enfant…..

 

Cette graine que je tiens au creux de ma main !

 

Coeur de poète, le 22/06/2017

 

 

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31 mai 2019

J 151. Sous le soleil printanier ! (poème en alexandrin)

IMGP9653 ter licorne

J'ai reçu 3éme prix au concours de la photographie à Lillers (62260), alors j'ai poètisé sur mon oeuvre.

 

Un matin, sous les premiers rayons printaniers,

J’ai enfilé ma panoplie de bon chasseur,

Bien décidé à rapporter un beau trophée,

Qui m’offrirait la gloire des admirateurs.

 

La nature avait perdu son manteau d’hiver,

Déroulant ici et là ses tapis de fleurs,

Au cœur de la petite ville de Lillers,

Mes yeux à l'affût, se remplissaient de bonheur.

 

Au détour d’un chemin boisé et bourgeonnant,

J’arrivais dans une prairie, quand tout à coup,

J’aperçus devant moi, un trésor rayonnant,

D’une allure féerique sans aucun tabou.

 

Il avait l’effet magique d’une licorne,

Dans sa blancheur immaculée sous le soleil,

Et pas besoin d’avoir la plus jolie des cornes,

Son port altier en faisait une pur' merveille.

 

Puis, après quelques instants d’intenses émotions,

J’armais mon engin dans un clic, sans peur ni rage,

Non pour tuer comme la pire des actions,

Mais pour immortaliser sa beauté sauvage.

 

Certes le premier prix, je n’ai pas remporté,

Au concours photos programmé par la mairie,

Mais j’ai dans le cœur cette sensibilité,

Des petites choses qui font belle la vie.

 

Car je suis un chasseur, mais un chasseur d’images !

 

Coeur de poète le 03/05/2017

 

 

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30 mai 2019

J 150. Au son du beffroi

Au son du beffroi

 

J’ai marché tant et tant de routes

Au gré de régions inconnues,

Croisé des personnes filoutes

Qui racontaient t’avoir connu.

 

Au son du beffroi, je t'ai cherché !

 

J’ai suivi des sentiers bizarres

A la merci de drôles de gens,

Côtoyé leur vie de zonard

Qui me convoitaient tout le temps.

 

Au son du beffroi, je t'ai cherché !

 

J’ai bu les vins de circonstance

Aux aléas du temps passé,

Chanté mes pleurs de souvenance

Qui coulaient quand je t’ai quitté.

 

Au son du beffroi, je t'ai cherché !

 

J’ai goûté des nectars divins

A l’épreuve de l’addiction

Enchainé mes jours à des riens

Qui hallucinaient ma vision !

 

Au son du beffroi, je t'ai cherché !

 

J’ai vu de bien beaux paysages

Au hasard de mes pas brisés,

Prié sous leurs ciels sans nuage

Qui me faisaient tant espérer.

 

Au son du beffroi, je t'ai cherché !

 

Et je poursuivrai mon destin

Jusqu’à la fin du désespoir

Pour retrouver sur mon chemin

L’amour qui m’offrait tant d’espoir !

 

Coeur de poète, le 10/04/2017

 

 

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29 mai 2019

J 149. Plaisir d'écrire (forme poétique : rondel et présentation en calligramme)

Le RONDEL : est un poème de forme fixe comportant, dans sa forme simple, treize vers en trois strophes (respectivement de quatre, quatre et cinq vers). Construit comme le rondeau sur deux rimes, le rondel ne se distingue de lui que par la reprise de vers entiers. Le premier couplet compte toujours quatre vers, le second trois ou quatre, le troisième cinq ou six Le rondel rappelle le triolet, mais sont un peu plus étendus; il en est de 9, de 10, de 12, de 13 et de 15 vers. Celui de 13 vers est le plus fréquent, le premier et le deuxième vers reviennent comme refrain après le sixième vers, et le premier vers constitue de nouveau, comme un refrain final le treizième vers. Il existe aussi un rondel double. Le rondel le plus célèbre est celui de Charles d'Orléans : Le temps a laissé son manteau

 

Le CALLIGRAMME : est un poème dont la disposition graphique sur la page forme un dessin, généralement en rapport avec le sujet du texte, mais il arrive que la forme apporte un sens qui s'oppose au texte. Cela permet d'allier l'imagination visuelle à celle portée par les mots.C'est le poète français Guillaume Appolinaire qui est à l'origine du mot (formé par la contraction de calligraphie et d'idéogramme), dans le recueil éponyme  (Calligramme 1918)

plaisir d'écrire 2

 

  L'auteur dans les bras de l'écriture

 

Pour faciliter la lecture, voici le texte :

 

Les heures de plaisir à écrire,

De douceur se sont délectées,

La voix du saxo qui chavire,

Le petit bonheur qui est né.

 

Mais le musicien doit partir,

Loin de sa terre va emporter,

Les heures de plaisir à écrire,

De douceur se sont délectées.

 

Au chagrin le temps va s’inscrire,

En beaucoup de jours à pleurer,

Mais la mélodie saura lui dire,

Petit bonheur, tu peux rêver,

Les heures de plaisir à écrire.

 

Coeur de poète, le  08/07/2015

 

 

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28 mai 2019

J 148. Ainsi le temps passe....

ainsi le temps passe 14 07 2013

Photo de l'auteur en out 2014 au Mont Noir

 

 

Ainsi le temps passe et encore la même envie,

De ton souffle chaud au creux de mon épaule,

De tes folies coquines pour rythmer ma vie,

Du son de ta voix narrant des histoires drôles.

 

Ainsi le temps passe et encore la même envie,

D’oublier mes chagrins dans tes yeux cajoleurs,

De me blottir dans tes bras comme dans un nid,

De vivre avec toi pour t’offrir que du bonheur.

 

Ainsi le temps passe et encore la même envie,

De flâner main dans la main sur le bord de mer,

De découvrir des petits coins de paradis,

De construire à nouveau sur des projets sincères.

 

Mais je me sens si seule et dehors c’est bien pire,

Même s'il fait soleil, mon coeur a toujours froid

Car mon ange d’hier n’est plus qu’un souvenir !

Ainsi le temps passe et encore tant de pourquoi….

 

Coeur de poète le 05/02/2017

 

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27 mai 2019

J 147. Le souffleur de verre (forme alexandrin)

 

le verrier dans l'aveyron

 Enseigne de l'atelier du souffleur de verre "ver concept"

A Sainte Eulalie d'Olt dans l'Aveyron- région occitanie

 

 

Il y a des jours où je me sens prisonnière,

Prisonnière de ce temps qui ne sait que faire,

Alors j'entends l'appel de mon ordinateur

Et je fuis par sa fenêtre sur l’extérieur.

 

De mon pas virtuel m'entraînant dans l’errance,

Je pars visiter les belles régions de France.

Et c’est ainsi que flânant sur les bords du Lot,

J'arrive émerveillée à Sainte Eulalie d’Olt.

 

Comme un hameau, sorti d’un conte ou d’un autre âge,

Ses maisons anciennes, parfois à colombages,

Offrent tout un panel de joyaux à mes yeux,

Où l’harmonie des couleurs s’exalte en tous lieux.

 

Dans son église romane plutôt massive,

Dans ses venelles serpentant jusqu'à la rive,

Je vais et je viens, admirant chaque recoin

Quand soudain, m'interpelle un Encaulat* du coin.

 

C'est un brave artisan d’art, un souffleur de verre !

Qui me prie, dans son antre près de la rivière,

De découvrir la vie aux nuances changeantes

Dans la magie de la matière incandescente.

 

Un petit flacon pour mille et unes senteurs,

Un vase au long col pour la plus belle des fleurs,

Des pièces de verre par amour façonnées,

Chavirent mon cœur ému par tant de beauté.

 

Mais chaque fois où mon âme se sent revivre,

La pendule du temps me rattrape et me livre

A la réalité d'un désespoir sans nom.

Mais un jour, j'ferai un p’tit tour dans l’Aveyron!

 

Coeur de poète, le 08/09/2018

 

Encaulat * : Les habitants de Sainte Eulalie d'olt  sont appelés les Sainte Eulaliens et Sainte Eulaliennes, mais dans les temps anciens  (et encore aujourd’hui) c'était les Encaulats (nom qui signifie « mangeurs de choux ») parce que les habitants mangent beaucoup de choux parait-il ! Et donc, tous les ans en hiver, c’est la fête du chou qui consiste à rassembler les villageois autour d'un repas à base de choux (soupe au chou, choux farcis, potée au chou et saucisses, fromage de Laguiole, chou à la crème), en l’honneur de leur nom.

 

 

 

 

 

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26 mai 2019

J 146. Au fond de moi

Il y a quelques jours, en lisant sur la toile, je suis tombée sur une réplique d'Hyppolite dans la Tragédie de Phedre écrite par Racine

Ce très bel alexandrin : " Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon coeur " m'a donné l'idée d'écrire un petit texte de mots monosyllabiques

Faire une phrase m'a paru facile, mais faire un texte, si petit soit-il et en rime : fallait me creuser les méninges!

Je ne suis pas Racine, ni quelque autre grand maître dans l'art littéraire, juste une petite rimailleuse......

Sans pouvoir me positionner sur un sujet précis, je me suis mise à la recherche de monosyllabes pour former mes vers en donnant un sens à mon petit poème. Et peu à peu, il a vu le jour sur....... deux rimes croisées, en hexamètre (6 syllabes par vers).

Le voici : Au fond de moi....

 

au fond de moi

 Dessin composé par mes soins avec des images empruntées sur le net

 

 

Quand tout dort dans la nuit,

Que les sons se sont tus,

Mon cœur, dans ses pleurs, crie

Où es-tu, que fais-tu ?

 

Moi sans toi qui je suis,

Ne sais pas, ne sais plus,

Mais aux vœux que je fis

Tant de fois, j’y ai cru.

 

Dans mon corps, mon cœur* gît,

Car de ses jours qu’il eut,

Peu de joie fut sa vie,

Mais il fit ce qu’il put !

 

* le cœur dans le sens amour

 

Cœur de poète, le 28/09/2018

 

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25 mai 2019

J 145. Son dernier bonheur

son dernier bonheur

 

Tout en passant devant cette maison de retraite,

Derrière les carreaux, j’aperçus un visage triste,

Le front collé à la vitre, le regard qui souhaite,

Dans l’immensité des souvenirs, une visite.

 

Il était 16 heures, je me suis arrêtée, lui ai souri.

Et j’ai vu, Ô! Combien le temps avait passé sur elle,

Pâle, sa peau était ridée, ses cheveux étaient gris,

Mais on devinait sous ses rides qu’elle fût belle.

 

Elle semblait attendre de son existence monotone,

Un bonjour de ses enfants, de sa chère famille,

Eux qui l’avaient placée comme on cloisonne,

Les vieux peinant à marcher sans béquilles.

 

Pour elle, le temps s'écoulait dans la résignation.

Personne n’étant venu donner quelque bonheur,

La vieille dame se berçait dans ses illusions,

De compter pour un être cher à son cœur.

 

Alors en partant, je lui fis un petit signe de la main,

Ses yeux brillaient,  son mouchoir me fit au revoir,

Chaque jour à la même heure, c'était un besoin,

Je m’arrêtais un instant pour l’apercevoir.

 

Elle était à sa fenêtre, à ses lèvres un joli sourire,

Dans ses yeux étincelants comme deux soleils,

J’entendais son âme me remercier de lui offrir,

Dans sa journée, un moment sans pareil.

 

Les jours ont passé, les semaines ont suvi.

Mais un mardi, au rendez-vous, elle n'y était pas,

Ni le lendemain, c’est alors que j’ai appris,

Que la vieille dame était partie dans l'au-delà.

 

Plus tard, on m’a raconté qu’elle voyait un ange,

Lui faire un petit signe chaque jour à 16 heures,

Elle qui était seule dans sa vie sans louange,

M’appelait : l’ange de son dernier bonheur.

 

Coeur de poète, le 22/07/2014

 

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