poésie en images

01 décembre 2018

 

 

 

Blog en cours de rénovation

Dans l'attente les poèmes du mois 

 

 

 

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14 novembre 2018

Aux maux, le bon mot

 

Aux maux, le bon mot

 

Mal, c’est un petit mot parmi les maux,

Qui fait mal, même dit à demi-mot.

Ainsi, dire du mal entre deux mots,

Vient à réactiver les moindres maux.

 

Si aux grands maux sont les grands remèdes,

Quand parfois un mot des maux nous obsède,

C’est un petit mot tout doux qui nous aide

A faire du mal en tous mots, qu’il cède.

 

Alors, entre des maux qui perdurent,

Choisissons le moindre mot qui rassure,

Mettant à mal tous les maux des blessures

Qui nous enferment entre quatre murs.

 

Et le mal mis à mal par les mots dits,

Se fait la malle tant il est maudit

Par la morale des mots qu’on dédit

A l’amour ou l’amitié qui unit.

 

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12 novembre 2018

Ah, le vilain ! (Pastourelle poème écrit le 02/02/2015)

Ce soir, petite panne dans mon imaginaire. Pas grave, j'ai ressorti de mes tiroirs, un poème qui vous fera peut-être ...sourire.

 

Qu'est-ce que la pastourelle : c'est un genre poétique du Moyen Âge. Poème chanté, composé de strophes en nombre variable, il met en scène, en alternant dialogues et parties narratives, une tentative de séduction d'une jeune bergère par un seigneur. La scène peut se terminer par un refus, éventuellement suivi d'un viol, ou par une acceptation. Parfois, la bergère, en butte aux instances du chevalier, appelle à l'aide le paysan qu'elle aime, qui met en fuite le poursuivant. La pastourelle en général se déroule dans une atmosphère  érotique.  Bien souvent une morale termine la pastourelle.

 

ah le vilain 1

 

Sur l’autoroute du Nord

Il allait au tribunal

Pour un procès capital.

Dans sa belle Mercédès

Accosta une gonzesse

Sous le capot d’une voiture

Dans une belle posture.

 

« Je veux dit-il, sans effort

Planter en quelques secondes

Dans l’origine du monde

Mon valeureux étendard !»

Et, poursuivant sans égards

Dit : «pour le coup, bien je paie

En cadeau ou en monnaie !»

 

Dans un geste qui l’honore

La femme fit un grand bond

Vit le coureur de jupons.

« Allez oust, répondit-elle

Mon gazon n’est point bordel,

Mon mari peut l’arroser

Seul, il en est jardinier ».

 

Sorti du buisson alors,

L’époux criant des injures,

Voulut cogner à coup sûr

Ce dégoûtant cavaleur

Qui jubilait de bonheur.

« Casse-toi, cria l’époux

Ou je te coupe le bout !»

 

Le vilain pris de remords,

Déguerpit à toute allure,

Peur d’une autre procédure.

Le couple en rit aux éclats,

De l’homme connu des médias,

Se disant qu’il serait mieux,

Qu’on lui coupa la queue.

 

Et d’ajouter :

 « Qui fait fi de la justice

Y perdra son appendice ! »

 

Cette histoire est purement imaginaire et
 ne se rapporte pas à un certain procès
quoique...............................

 

ah le vilain 2

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11 novembre 2018

Un trésor à la portée de tous (poéme en prose sous la forme d'une nouvelle)

Moi qui avait passé 30 ans sur Paris, dans l'indiférence des gens qui vous croisent sans vous regarder, sans vous sourire, sans vous apporter de l'aide, car plus attentionnés sur les fastes parisiens, un jour, je suis partie. Et sur mes chemins de errance, je suis arrivée dans le Nord, puis dans le Pas-des-Calais, juste à côté.  Et mon étonnement premier, quand je me promenais à la recherche d'un petit nid douillet, fut ces sourires, ces bonjours, ces attentions généreuses de gens que je ne connaissais même pas.

Alors, voici une petite histoire sortie de mon imaginaire, sous forme de nouvelle, pour remplir votre journée de toutes ces petites choses qui rendent si belle la vie.

 

Qu’est-ce qu’une nouvelle en littérature.  Contrairement au roman , la nouvelle (histoire courte) est centrée sur un seul événement (fait réel, fantastique, policier, science-fiction). Les personnages sont peu nombreux et sont moins développés que dans le roman. La fin est souvent inattendue, et prend la forme d'une « chute » parfois longue ou de quelques mots.

 

Un trésor à la portée de tous !

Un jour comme beaucoup de jours, un citadin s’ennuyait malgré sa grande maison, sa belle voiture et beaucoup de relations. Il n’était pas aussi heureux comme on le prétendait avec tout l’argent qu’il avait. Bien que très fortuné, sa vie se passait dans la tristesse et la désolation. Il avait beau acheter tout ce qu’il voulait, il n’en avait jamais assez pour assouvir ses envies futiles et semblait toujours faucher avec cette impression qu’il lui manquait quelque chose de formidable. Or, Il entendit parler d’un endroit dans le Pas de Calais où il y aurait un soi-disant trésor à partager. Mais quel était donc ce trésor ? Alors il ne lui en fallut pas plus pour se mettre à sa recherche.

Dans sa belle Ferrari, il se mis en route,  traversa la ville toutes vitres fermées. Vrombissements et pollution rendaient l'atmosphère étouffant, malgré son bolide sophistiqué pourvu d’options en tous genres. Notre citadin plein aux as, avait le mal-être grandissant. Après plusieurs heures de bouchons pour sortir de la capitale, il délaissa l’autoroute où par habitude il roulait comme un fou et, pour la première fois, il prit une petite route départementale pensant qu’il trouverait par là des gens cousus d’or.

Petit à petit, il s’étonna de la transparence de l’air environnant, offrant une vision nette d’un paysage verdoyant et lumineux. Lui qui vivait dans une grande ville au brouillard incessant, ne voyait le soleil qu'en vacances VIP sur la Côte d'Azur, ou bien à l’étranger lors de voyages onéreux.

Sur la route il voyait des montagnes qu'il n'avait jamais vu auparavant, en forme de pyramide. Et pour lui, pyramide était égale à richesse pharaonique. Puis sur les panneaux de direction des noms comme Noeux-les-Mines, Auchy-les-Mines, Bully-les-Mines, Marles-les-Mines.. rien que le mot "mine" lui rappelait la rue vers l'or, s'imaginant les pionniers américains tamisant les cailloux pour quelques grammes d'or emblématique.

Ainsi, arriva-t-il dans un petit village nommé "Le Nouveau Monde". Tiens, tiens ! pensa-t-il, je suis sûr que c'est ici avec un nom pareil on se croirait arrivé aux Amériques. Il s’arrêta sur la place du village mais, à première vue, le trouva bien triste et bien pauvre. Toutefois, à son grand étonnement, il fut salué par des gens qui lui étaient inconnus, lui offrant un bonjour ou un sourire ou bien encore un petit mot gentil de bienvenue, à lui, le bourgeois aisé qui se pavanait devant sa luxueuse voiture.

Tout à coup, une voix l’interpella avec complaisance : « Bonjour, vous m’avez l’air perdu, puis-je vous aider » ?

Surpris, notre citadin lui répondit avec arrogance : « Parait qu’ici, il  y a un trésor, pourtant cet endroit me semble de vétusté et de pauvreté depuis longtemps » !

Le paysan sourit et l’invita à venir dans son habitation. Certes, la demeure était vieille, mais bien entretenue. La porte n’était pas verrouillée comme une invitation à partager un peu de bon temps sans autre retenue.

Toujours sur le qui-vive, le citadin : « Mais votre porte est ouverte, vous n’avez donc pas peur ?   Chez moi portes et fenêtres sont verrouillées nuit et jour, auxquelles j'ai fait ajouter une alarme très élaborée. Vous pensez bien, 500 m² plein à craquer d’objets d’art attirent la convoitise de cambrioleurs super équipés.

Que voulez-vous, beaucoup d’argent impose une sécurité drastique ! »

Avec humour, le paysan : « Je n’ai rien de tout cela, je n’ai pas les moyens, c’est évident ! Donc peur des voleurs, non bien sûr, que pourraient-ils m’envier ? Même qu’une nuit j’ai surpris un homme cherchant de l’argent dans ma maison. Alors je me suis levé pour chercher cet argent avec lui, mais on n’a rien trouvé.

Que voulez-vous, ici nous sommes que des pauvres paysans ! 

Un peu perplexe, le citadin : « Je me suis fait construire une grande piscine, le genre olympique, pour le paraître car dans mon milieu social, il est important de dépenser.  Bien sûr, elle me coûte chère en entretien, des sommes astronomiques, d’autant que je ne l’utilise jamais, j’ai peur de l’eau et ne sais pas nager.

Que voulez-vous, beaucoup d’argent impose des obligations frénétiques ! »

Avec un ton doucereux, le paysan : « Ici, il n’y a pas ce type de détente, pas même une piscine municipale. De toute façon, je n’ai pas d’argent à gaspiller, mais j’utilise la rivière. Son eau est si claire qu’il fait bon m’y baigner aux heures estivales ou quand bon me semble, la nature n’est pas une charge pécuniaire.

Que voulez-vous, ici nous sommes que des pauvres paysans !

Renchérissant sur ses dépenses, le citadin : « J’ai fait appel au meilleur des électriciens pour illuminer mon jardin. La facture était salée pour avoir des lumières de toutes les couleurs, mais le soir, elles brillent souvent pour rien, car mes soi-disant amis sont peu enclin à venir s’émerveiller devant ce spectacle lumineux de grande ampleur.

Que voulez-vous, beaucoup d’argent impose des plaisirs excentriques ! »

En hochant de la tête, le paysan : « J’adore le soir quand tout s’illumine dans la tiédeur du crépuscule pour s’extasier avec mes amis en bavardant dans la brillance de la voie lactée,  et si le ciel est couvert, on se retrouve dans la clarté d’un feu qui stimule, qui favorise l’imaginaire pour trouver ensemble des solutions à prix modérés.

Que voulez-vous, ici nous sommes que des pauvres paysans !

Avec étonnement, le citadin : « Je ne vois pas d’animaux de compagnie, pas même la basse-cour typique ! Moi, j’ai un chien ? Un pékinois ! Un vrai petit démon au caractère démentiel. C’est un mâle avec pedigree qui a gagné des concours de beautés aux Amériques. Mais, je le boucle à la maison, car il n’hésite pas à s’échapper pour courir la femelle.

Que voulez-vous, beaucoup d’argent impose des animaux atypiques ! »

Paisiblement, le paysan : « Moutons, vaches, bœufs broutent, poules, coqs, poussins picorent, oies, canes et canards se chamaillent près de la mare en toute liberté, ici tout appartient à la communauté de partage, on gère de son mieux. Pas d’argent pour des clôtures, mais mon bâtard les surveille au plus près.

Que voulez-vous, ici nous sommes que des pauvres paysans ! 

Ainsi se passa la journée entre nos deux hommes, l’un se vantant de ses richesses stériles à ne plus savoir qu’en faire et l’autre à se contenter de ce qu’il avait et de ce qu’il pouvait être partagé. Toutefois le courant passait bien entre eux et le citadin se sentait de mieux en mieux oubliant parfois même ce qu’il était venu chercher.

C’est l’heure du souper, dit le paysan, vous partagerez bien mon frugal repas. 

A ces mots, le citadin voulut lui offrir de quoi manger plus et lui demanda où se trouvaient les magasins. Le paysan l’emmena derrière sa maison dans un endroit qui s’appelait « le jardin à partager» où poussait un grand potager entretenu par les villageois à tour de rôle. Il y avait de beaux légumes à faire pâlir ceux que l’on pouvait acheter dans les supermarchés des villes, des arbres fruitiers ployant sous le poids des fruits prêts à déguster et à quelques pas de là, l’étang communal où les poissons ne demandaient qu’à se faire dorer au four.

Heureux, le citadin voulut choisir de quoi faire le repas, mais ne sachant pas par où commencer, lui qui n’avait jamais mis les pieds dans sa cuisine, demanda de l’aide à son hôte qui se fit une joie de l’initier à l’art culinaire du quotidien. Et ce fût un menu équilibré avec une touche de magie dans sa simplicité que notre Citadin n’avait jamais pu apprécier au paravent, lui, l'adepte des restaurants « chic et cher » à faire rougir une carte bleue ordinaire.

Après ce bon repas bien arrosé comme il se doit avec un petit cru du pays (et oui, on trouve un bon cépage sur l’un des terrils du  Pas de Calais), le Bourgeois put goûter avec un petit café, les joies de la détente nocturne dans la pénombre du jardin, papoter de tout et de rien sous le ciel étoilé avec un ami. Il se rendait compte d’un certain bien être qu’il n’avait pas ressenti depuis longtemps, si longtemps qu’il se demandait si un jour il en avait ressenti. Il commençait à comprendre les requêtes des pauvres gens qui avaient trop peu d’agent après avoir payé loyer, charges, assurances, taxes et impôts pour vivre dignement, en faisant malgré tout ce qu’ils pouvaient pour ne pas être des assistés.

Il était déjà très tard et à grand regret le citadin prit congé, mais au moment de partir sa superbe Ferrari refusa de démarrer :

Le citadin, un peu gêné, mais avec humour : « A cette heure-ci il n’y a pas de garagiste ouvert, je suppose qu’ils ne font pas la bringue toute la nuit. Ah ! ses voitures somptueuses, un vrai gouffre budgétaire. Je la troquerai bien contre une voiture ancienne. Je crois que ma voiture, elle aussi, aime bien me faire dépenser ou alors, elle aussi, se plait chez vous, hahaha…. Pourrais-je abuser encore de votre hospitalité jusqu’à demain matin pour appeler une dépanneuse ?

Le paysan de bonne foi : «  Nous avons bien un garage au village, mais il a fait faillite par manque de clientèle. Je vous aurais bien raccompagné dans ma décapotable, mais….…»

Étonné, le citadin le coupa net par ces mots :« Vous avez une décapotable !!!! »

Oui, oui répondit le paysan, une vieille décapotable, je la tiens de mon père que lui avait été confiée par son père avant sa mort. J'en ai hérité, alors j’en prends grand soin. Je fais moi-même, l’entretien et je la fais rouler une fois par semaine.  Mais en ce moment, je n’ai pas les moyens de finir la rénovation, les pièces coûtent chères ainsi que l’essence, alors, je me déplace à vélo. Venez la voir, elle dort dans la grange.

Intrigué, le Citadin le suivit avec intérêt, lui qui « aimait les belles voitures de collection ». Quand le paysan ouvrit les portes de la grange, stupéfaction !!! Notre citadin éclata de rire. …"ce n’était qu’une vieille 2CV"

Pourtant en fin connaisseur, il remarqua que c’était l’une des premières citroën décapotable et ma foi encore en bonne état. Alors devant le regard attristé de son ami paysan du fait de son rire moqueur, le citadin promis de l’aider. Il prendrait à sa charge, le financement des réparations afin que le pauvre paysan puisse enfin avoir un objet de valeur bien à lui, en se disant qu’après tout, dépenser un peu de son argent pour un ami qui l’avait si bien reçu, ça en valait la peine.

Partager était pour lui la première fois et ce sentiment le remplit de bien être.

Puis le citadin ajouta : «Bon, il est temps d’aller se coucher mais au faite, je ne me suis même pas présenté ! Je demeure dans la capitale et je m’appelle Lefaucher, Monsieur Lefaucher Constant ».

Dans un sourire chaleureux, le paysan : « Et bien Monsieur Lefaucher Constant, moi c’est Legrand,........ Monsieur Legrand Crésus ».

Et tous deux éclatèrent de rires à l'énoncé de leurs noms respectifs, tombant dans les bras l'un, l'autre, comme deux bons vieux copains.

«Encore une petite chose avant d’aller nous coucher,  dites-moi, mon ami Crésus, où est donc ce formidable trésor à partager dont on m’a parlé », demanda Constant tout heureux.

Le paysan : "Oh ! Vous parlez du trésor du Pas de Calais....... et bien, il est en vous maintenant, c'est ce qu'on appelle ici...............

le Bonheur tout simplement !

 

 

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08 novembre 2018

La vingt-septième...

 

lettre inconnue 2

Je n’ai pas trouvé ma place dans l’alphabet,

N’étant ni voyelle, encore moins consonne,

Pourtant, on m’utilise dans bien des secrets,

Alors quand j’apparais, tout le monde s’étonne !

 

Toutes les autres lettres, dites lettres d’or,

Honorent à vingt-six, les livres, les cahiers,

Me laissant le sale boulot des tristes sorts,

Quand personne n’ose affronter la vérité.

 

Cachée dans les mots, je génère la rumeur,

La lettre qu’on n’attend pas, le coup de théâtre,

L’inconnue qui ne s’écrit pas dans le bonheur.

Que certains en sont pâles et d’autres verdâtres.

 

Et me voilà disséquée par tous les experts,

Pour sûr, à chaque fois, beaucoup d’encre s’écoule.

Quelle main aurait pu me créer sous couvert

Qui, par ma forme ambigüe, déchaine les foules ?

 

Chacun y va de sa science ou bien me maudit

De dévoiler sur le papier la trame d’un mystère.

Mais que suis-je pour eux ? Qui donc m’a faite ainsi ?

Bavards capitulent et Coupables se terrent.

 

Que faire ? Quelquefois, je suis classée sous X,

Oubliée des années durant, sur l’étagère.

Puis on me sort, au cas où je serai prolixe*,

Mais rien à faire, je n’en dis pas plus qu’hier

 

Toujours, on se tait à raison, ou bien à tort,

Or sans patronyme, je ne suis que moi-même,

Et n’ayant point de nom, ça reste mon point fort,

Car nul ne me connait, je suis la vingt-septième.

 

L'inconnue de l'alphabet ! la lettre anonyme !

 

Nota  : *prolixe : qui parle beaucoup trop, donne trop de détails, grand bavard.

 

 

 

 

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07 novembre 2018

La bonne clé !

 

clé 8

 

 

Je croyais l’avoir perdu depuis fort longtemps !

Juste une clé. Ô bien sûr, ce n’est grand-chose,

Comme un p’tit bout de métal banal et pourtant…

Sa disparition a rendu ma vie morose.

 

C’était la clé des rêves, la clé du bonheur,

Faite de p'tites choses rendant belle la vie,

Rassemblant dans la tendresse les âmes sœurs,

Quand la vérité et le respect sont unis.

 

Plusieurs fois déjà, je l’ai donnée à l’Amour,

Mais ne sachant s‘en servir, il me l’a rendue,

Car point trouvé d’or, d’agent ou de beaux atours.

Elle était pour lui, une offrande saugrenue.

 

Alors, hors de ma portée, j’ai jeté la clé,

Devenue la clé des douleurs, la clé des outrages,

Laissant là, en cage, mes sentiments blessés.

Car dans mes larmes, cela me semblait plus sage !

 

Puis, j’ai vadrouillé sur des routes sans candeur,

Dans  des envies, des plaisirs à tire-d’aile                  ,

Qui m’ont entrainée vers des cœurs sans chaleur,

Où le désir n’était que froideur virtuelle.

 

Mais un jour de peine, ton chemin j’ai croisé,

Tu m’as offert une clé, la clé du courage

En me disant qu’elle fera tout pour m’aider,

Si entre mes mains, j’en faisais un bon usage.

 

Peu à peu, ma vie retrouvait ses valeurs,

Loin de l’hypocrisie aux mots blasphématoires,

Loin de la souffrance aux idylles sans saveur,

En faisant face à mes peurs pour tout exutoire.

 

Cette clé, devenue la clé de l’amitié

Me permet de faire, rayonner mon  sourire,

Dans un partage de grande sincérité

Où le bonheur pourrait enfin se coécrire.

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05 novembre 2018

Un super job (poème en prose sous la forme d'une nouvelle)

Allez, chères Amies, chers Amis, aujourd'hui pour effacer le mauvais temps pendant quelques minutes, voici une petite histoire pour bien rire.

 

Petite histoire conçue par mes soins, sous forme de nouvelle, d'après une blague entendue sur le traitement aqua-thermique de certains matériaux.

 

Qu’est-ce qu’une nouvelle en littérature.  Contrairement au roman , la nouvelle (histoire courte) est centrée sur un seul événement (fait réel, fantastique, policier, science-fiction). Les personnages sont peu nombreux et sont moins développés que dans le roman. La fin est souvent inattendue, et prend la forme d'une « chute » parfois longue ou de quelques mots. 

 Un super job !!!!!!!!

Depuis longtemps déjà et malgré sa très longue expérience professionnelle, un homme d'une cinquantaine d'années, au chômage, essuyait de nombreux refus à ses candidatures. Son âge avancé était pour lui un handicap !

Il en avait pleine conscience et se résolut donc à chercher n’importe quoi, même de l’incongru.

Malgré qu’il sût "nager comme un  fer à repasser* ", il envoya un CV à la piscine municipale pour être maître-nageur, pensant qu'il suffisait de donner des petites tapes d'encouragement pour faire avancer les apprentis-nageurs. Mais hélas, malgré son corps d’athlète et ses gros biscottos*, on lui confirma que le poste n’était pas de barboter ou claquer le baigneur*.

Puis une opportunité dans la céramique attira son attention. Bien sûr il postula. Pour sa maman, il avait fait de superbes poteries quand il était enfant. Mais encore une fois, malgré son habileté infantile, Les petits cadeaux de fêtes des mères n’étaient pas requis.

Il présenta aussi sa candidature dans une jeune entreprise d’aluminium.  Pensant bien connaître ce matériau grâce à son super vélo, cadre alu,  léger et résistant, il se voyait filer à vive allure.  Au moins, se dit-il, je serai le fer de lance*de l'entreprise en donnant le maximum. Hélas, là encore on le remercia, seul un ingénieur qualifié était le bienvenu et non un cycliste du dimanche

Au village voisin, il y avait la société de géo-thermie proposant un poste. Il avait des connaissances sur les valeurs caloriques. Pensez-donc ! pendant des années, il avait suivi des régimes hypocaloriques pour perdre du poids en plus, il savait comment attiser le feu  d'un barbecue pour l'amener à bonne température. Alors pourquoi pas , se dit-il et alla décliner tout feu tout flamme*, un a un ses arguments à l’employeur. Mais, ce dernier riposta sur un ton moqueur : cela ne me fait ni chaud, ni froid et d'ajouter : votre candidature je la verrai bien flamboyer dans une cheminée.

Désappointé, il se rendit dans un bar et but un bon coup (voire 2 et 3 ...et plus ....et plus encore...) pour se donner du courage au prochain rendez-vous concernant un poste à la verrerie d'Arques non loin de là. Lui qui avait le geste soigné et délicat pourrait exercer dans les fragiles créations aussi bien pour les petites choses délicates que les verres en série. Mais au vu de sa présentation plutôt chancelante, on lui dit d’aller choquer les verres* dans son débit de boissons préféré.

Ainsi à chercher depuis plusieurs mois, notre homme allait de refus en rebut, de déni en mépris. Si bien qu'il restait de plus en plus à la maison, avachi sur le canapé, ne faisant rien d'autre que des jeux stupides sur son iphone.

Un état dépressif le guettait et en le voyant ainsi, un jour.........

Sa femme lui dit :  j’ai connaissance d’un travail pas très loin d’ici, mais ce n’est pas de la rigolade !

L’homme : Ah oui, dis-moi vite ce que c'est,  tu sais bien je suis prêt à faire n’importe quoi et tout de suite !

Sa femme : Ça se passera dans un milieu aquatique, n’auras-tu pas peur de l’eau ?

L’homme : Exact, je n’ai pas peur, et s’il le fallait nager, je suis prêt à apprendre !

Sa femme : Pour brosser de l’aluminium et de l’acier, seras-tu assez costaud ?

L’homme : Oh oui ce n’est pas un problème, regarde, j’ai de la force à revendre !

 

Devant ces premières réponses positives, elle continua son interrogatoire.

 

Sa femme : En manipulant de la belle verroterie, seras-tu être toujours délicat ?

L’homme :  Sûr ! Je vais souvent prendre un verre bar, voire plusieurs parfois et je n’en ai jamais cassé !

Sa femme : En maniant de la céramique,  sauras-tu capable ne pas faire de fissure ni d’éclat ?

L’homme : Tu vois mes poteries d’enfant, je les ai toujours. Elles sont intactes, car je les manipule avec amour pour les dépoussiérer, à chaque fête des mère, en souvenir de ma maman.

Sa femme : Je vois que tu as toutes les qualités requises, mais tu sais souvent on laisse ce travail aux femmes .

L'homme : Qu’importe, je suis pour la parité entre hommes et femme 

La femme : Le salaire est plus qu’insignifiant, voire même inexistant et les horaires contraignants

L’homme ne se sentait plus de joie et avait hâte de commencer ce job le plus vite possible. Alors il s'exclama : l’essentiel est de retrouver un travail ma chérie, mais au faite, c’est quoi ce boulot ?

Sa femme : Et bien, comment direeeeeeeeee, c’est une fonction sur : Le traitement aqua-thermique de la céramique, de la verrerie, de l’aluminium et de l’acier* et tout ça dans un environnement contraint et sous surveillance accrue.

L'homme : Wahouuuuu !, ça m’a l’air génial et sérieux. Je commence où et quand ? demanda-t-il tout excité.

 

Sa femme expliqua : Et bien c'est une petite activité familiale, où la patronne fait tout, toute seule, car son associé ne fait plus rien pour l'aider, mais pour des raisons légales, elle ne peut pas le virer. Elle doit s'occuper de la bonne marche de toutes les fonctions internes, faire de la comptabilité pour gérer au plus juste le budget, faire du social pour soutenir le moral du-dit associé. En plus, elle travaille dans une autre entreprise à mi temps pour subvenir aux besoins de sa famille. Alors elle n'en peut plus, n'a plus un instant à elle. Elle propose donc ce poste avec mise à disposition des outils et vêtements de travail adéquats. Ce poste sera évolutif vers d'autres tâches pour lesquelles, elle donneras une formation par la suite.

L'homme complètement subjugué par cette description, affirma :  ça me fera plaisir d'aider une femme, qui je pense, est comme toi, courageuse, généreuse, patiente. Je ferai tout pour elle. Et qu'importe les obligations auxquelles je serai astreint et tant mieux si ça lui permet de prendre un peu de temps pour elle, je serai ravi d'être retenu pour le poste.Tu verras ma chérie, tu seras fière de me voir travailler pour une femme et en aucun cas je me soustrairai aux  tâches à faire, présentes et à venir.

Alors, le regardant droit dans les yeux, la femme lui annonça malicieusement : « Bien bien, je vois que tu es prêt à travailler ! Alors, commence toute de suite. Va dans la cuisine, laver la vaisselle que tu feras tous les jours, matin, midi et soir. Tu trouveras éponge, produits de lavage, gants dans le meuble sous l'évier et le tablier accroché derrière la porte ……Ah oui ! j'oubliai, allume le chauffe-eau pour avoir de l'eau chaude.

Et ne t'inquiète pas, je ne manquerai pas de tout vérifier.

 

En plus, comme tu es si enthousisaste à travailler pour une femme, demain je te formerai à faire :

Tous les matins les lits : le dépoussiérage des meubles et l' aspiration de la moquette

Tous les jours : le ménage complet de toutes les pièces et sortir les poubelles

Une fois par semaine : l'entretien des plantes du jardin, et la balayage des abords

Tous les quinze jours : la mise en machine du linge sale, puis étendage du linge lavé, puis le repassage du linge séché

Une fois par mois :  le lavage des vitres avec l'encadrement des fenêtres

et selon le besoin, le raccommodage du linge

Quand aux tâches évolutives,  je t'apprendrai à cuisiner de bons petits plats

Tu verras, avec ce travail, tu vas retrouver une forme physqiue au point d'honorer toutes les nuits ton devoir conjugal !!!

 

Moi, je vais pouvoir enfin m'occuper de moi et pour commencer je vais chez l'esthétienne pour une petite manucure, 

 Allez, travaille bien, mon chéri.

 

 

Nota :

* biscottos : familièrement pour nommer les muscles.

* claquer le baigneur : Personne inconsciente qui se place au bord d'une piscine pour flanquer des claques à tous ceux qui font des longueurs à la nage ! Mais celui qui claque ainsi les baigneurs risque fort de vite se retrouver définitivement maintenu au fond du bassin par ses victimes.

 

* fer de lance : Élément progressiste et efficace qui au sens figuré, désigne une personne ou une idée considérée comme une motivation.

 

* être tout feu tout flamme : familièrement être enthousiasme et spontané

* Le traitement aqua-thermique de la céramique, de la verrerie, de l’aluminium et de l’acier : familièrement faire la vaisselle (aqua-thermique pour l'eau chaude) - (céramique pour les assiettes, les plats etc) - (verroterie pour tout ce qui est en verre) - (acier et aluminium, pour les couverts, les casseroles, les marmites)

 

 

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24 juillet 2018

Partage amical

Daniel, un ami blogueur décrit les animaux et aussi les choses, en leur donnant vie par des petites histoires du quotidien à la façon humaine. Et moi j'adore ses petites histoires !

Mon imaginaire s'est amusé à illustrer une de ses publications, pour en faire un peu comme un petit livre pour enfant

 

Vous voulez retrouver d’autres histoires de Daniel ?

 

C’est simple ! ………….une adresse :

Sans titre

http://palais1001ecrits.canalblog.com

 

Et voici l'histoire pour laquelle j'ai pris plaisir à illustrer :

 

feuille 01

feuille 02

feuille 03

feuille 04

feuille 05

feuille 06

feuille 07

feuille 08

feuille 09

feuille 10

feuille 11

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