poésie en images

A tous ceux qui me lisent.....

 

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                                                l'auteur en aout 2016

 

Vous qui passez me voir,

Soit le jour, soit le soir,

Lire mes quelques poèmes,

Faites-moi ce plaisir suprême,

Laissez-moi un commentaire,

Sur mes pensées littéraires.

 

Que vous n’aimez pas ou adorez,

L’essentiel est de communiquer,

Et je me ferai un grand plaisir,

De vous répondre, de vous écrire,

D'exprimer quelques émotions,

Quelle qu’en soit l’expression.

 

Que vous faites ou pas de la poésie,

De vos coordonnées, je serai ravie,

Partageons sur cet art artistique,

Pour un échange bien sympathique,

A travers la France ou dans le monde,

Afin que nos idées vagabondent.

 

A tous, je vous souhaite bonne lecture

Bien Amicalement

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Je suis ce que je suis !

à vous qui passez me voir

l'auteur en aout 2014

 

Enfant, j’aimais beaucoup les livres,
Je m’inventais des mondes où j’étais l’héroïne,
Le monde des réalités ne me correspondait pas,
Je me plaisais déjà dans ce que l’on appelle le virtuel.
Adulte, mes histoires, je souhaitais les vivre,
Je les voulais belles, mais elles ne furent qu’anodines,
Le bonheur m’échappait sans cesse, mais je restais moi,
J’ai eu deux beaux garçons, mes seuls cadeaux bien réels.
Maintenant retraitée, je me suis mise à écrire,
Toutes ces histoires qui sont passées que je voulais câlines,
Celles, pas encore vécues, mais qui sont toujours en moi,
Pour les partager avec Vous qui vivez dans ce monde actuel.
Alors pourquoi ne pas écrire en vers,
Juste comme ça sans en avoir l’air,
Certes, pas aussi bien que Victor Hugo,
Mais c’est ma vie, c’est mes mots.

 

 

 

 

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22 octobre 2018

Le Bonheur !...à Valloris

PA170007

 

Très beau poème vu dans ue vitrine de Valloris (06)  Vous pouvez retrouver les oeuvres de Sophie Fuchs sur http://www.animation-calligraphe06.fr/

 

C'était le17 octobre 2014 vers 13 h, en promenade, main dans la main avec mon compagnon, à la recherche d'un p'tit resto dans Valloris, j'ai été subjuguée par ce poème exposé dans une vitrine : " le Bonheur" de Sophie Fuchs. J'ai ressenti tant d'émotions en le lisant, car c'était tout à fait ce que je vivais à ce moment là, que j'en ai fait une photo en souvenir. Souvenir toujours vivant dans un coin de mon coeur, que j'ai voulu partager en le publiant sur mon blog .

Pour plus de visibilité, je l'ai retranscrit ci-dessous :

 

Ce mot si fragile apparaît comme un rêve,

Surgissant sur nos vies en de courtes trèves.

Nombre d'entre nous ne peuvent plus l'atteindre,

Tant ce qui nous cerne, n'invite qu'à se plaindre.

En parler simplement est parfois indécent,

Le bonheur d'aujourd'hui ne rime qu'avec l'argent.

Et si on essayait après tout pourquoi pas

De mieux voir en chacun notre moi, notre toi.

Sans envier celui qui est juste au-dessus nous,

Et sans mépriser celui qui juste en-dessous.

La santé, à elle seule, n'est-elle pas du bonheur....

Il y a tant de belles choses, si on veut bien les voir,

Même nos rêves sont en couleurs, oublions tout le noir;

Car l'amour que l'on donne, je le dit de tout coeur

Est un sentier fleuri qui conduit au Bonheur...

S. Fuchs 2002

 

 

 

 

 

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21 octobre 2018

Tout le monde a son mot à dire !

Sans titre

Image composée par mes soins

 

 

Chaque mot que tu ne dis pas,

Qu’il soit bonne parole ou pas,

S’accumule dans ton esprit

En frustration, en insomnie.

 

Chaque minute d'isoloir,

C’est soixante secondes noires,

A bougonner bien au-delà,

Ratant des rires aux éclats.

 

Chaque heure qui te fait lampiste*

C’est soixante minutes tristes,

T’empêchant d’aller de l’avant,

Voilant ainsi ton jugement.

 

Chaque jour à te lamenter,

C'est vingt quatre heures à douter,

T'inondant de futilités,

Et volant ta tranquillité.

 

Chaque semaine dans ta négation,

C’est sept jours d’incompréhension,

A passer ce temps qui t’agasse,

Laissant l'anxiété prendre place.

 

Chaque mois à te dire pourquoi,

C’est quatre semaines sans joie,

Sans oser une confidence,

Car esclave de ta méfiance.

 

Si sur l’an, le temps passe ainsi,

C’est douze mois de vie en gris,

Ne raisonnant sur rien de bon,

A en perdre toute émotion.

 

Alors, tous ces mots tu diras !

Car les non-dits ne meurent pas,

A la douleur nous habituent,

Et petit à petit, nous tuent.

 

* lampiste  : En familier,  personne qui ne se révolte pas quand on lui fait injustement endosser les fautes

 

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19 octobre 2018

Bébé Oscar, que du bonheur !

 

 

le train d oscar

 

Comme le cosmonaute en perdition,

Dans sa capsule inter génération,

Le beau voyage vers ta destinée

Ne s’est pas fait dans la sérénité.

 

Ici sur terre, des hommes, des femmes,

Cherchant les anomalies du programme,

Analysaient sans cesse tout défaut

Avant ta venue au monde nouveau.

 

Ta maman, ton papa dans leur détresse,

Voulaient te libérer de tout ce stress,

Mais chaque fois, tu leur donnais l’espoir

De pouvoir un jour, sortir de ce noir.

 

Tu as tenu sept mois dans ce chaos,

Dans cet interminable imbroglio,

Mais ton cœur fatigué de petit homme

N’en pouvait plus de lutter en surhomme.

 

Alors dans une ultime décision,

Guidé par de multiples précautions,

Tu es arrivé sur ta terre promise,

Le miracle enfin qui se réalise !

 

Maintenant, tu es bien là, si fragile,

Avec le corps médical en vigile,

Pour te soigner, t’aider, te protéger,

Toi qui t’es battu en vaillant guerrier.

 

Oscar, comme un prénom prédestiné,

Une récompense bien  méritée,

Tu es parmi nous, le plus beau des anges

Et n’avons de cesse de faire tes louanges.

 

Bien sûr tu devras encore surmonter,

D’autres tracas pour te mettre sur pied,

Mais tu ne seras plus seul pour grandir

Dans la promesse d’un bel avenir.

 

Avec impatience, moi, ta mamie,

J’attends le moment où, toute ravie,

Je te couvrirai des plus tendres de câlins,

Te verrai t’imposer sur ton chemin.

 

Je te conterai mille et une histoires,

De tous ces valeureux couverts de gloire,

De ces mots et sons créés par la vie,

Ou dans les rimes de ma poésie.

 

Et c’est ainsi que j’écris ce poème,

Ma façon pour dire à quel point je t’aime,

Dans l’euphorie de cet évènement

Offrant du bonheur indéfiniment.

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05 octobre 2018

Ti-qué-lic (alexandrins, batelés, croisés féminins/masculins)

Quest-ce que des rimes batelées : rime dans laquelle le vers trouve son écho dans le premier hémistiche du vers suivant.

Qu'est-ce qu'un hémistiche : c'est une partie de six syllabes d'un vers (très souvent en alexandrin 12 syllabes) séparée par une césure (virgule) du 2ème hémistiche qui amène un complément d'information.

A quoi reconnaît-on une rime féminime/ rime masculine : on appelle rime féminine celle qui se termine par e quel que soit le genre du  dernier mot (exemple : bannière, adaptée, fée), même si après le e figure la marque du pluriel (s, nt) (exemple :pérenne, tenues, peinent). Les syllabes en e (s, nt) en fin de vers ne comptent pas.

Les rimes masculines sont toutes les autres rimes quel que soit le genre du dernier mot (exemple : or, Singer, chics)

N'est pas comptée aussi, la syllabe terminée par un e dans le corps du vers si ce e est suivit d'un mot commençant par une voyelle. (exemple :Que/ ma/ mè/re é/ner/gi/que, en/ pa/rai/ssait/ la/ fée/).

 

Dur, dur ! Je dois dire que j'ai dû relire plusieurs fois les explications pour bien comprendre le processus poétique. Vous n'avez rien compris.....pas grave, lisez donc mon poème. Bonne lecture !

 

Ti qué lic Ti qué lic Ti qué lic

Les enseignes vues dans mes randonnées n'étant pas représentatives de la machine à coudre Singer

de mon enfance sur laquelle j'ai fait mes premières coutures, j'ai composé cette image de ce tendre souvenir

 

Voici donc mon poème tout emprunt de ce son qui représente pour moi, mes premiers pédalages sur la machine à coudre de marque Singer de ma mère. Toujours en bon état d'aspect et de fonctionnement, la machine coule des jours paisibles près de la cheminée dans la maison familiale. Elle a 70 ans environ.

 

Tête ailleurs, nez en l’air, j’allais me promenant,

Quand un vent tournoyant, bougea une bannière.

Revint du temps d’hier, un souvenir d’enfant,

Quand faisait ma maman, ses tâches couturières.

 

Alors je me souviens, des ti-qué-lic  ti-qué-lic

Dans un choc mécanique, en vitesse adaptée,

Hâter le pédalier, pour tous ces habits chics,

Que ma mère énergique, en paraissait la fée.

 

Je revois l’aiguille, dans son piquage sûr,

Filer à vive allure, un tracé rectiligne,

Pas de faux pli ni  grigne*, au vêtement  futur,

Modèle de couture, où fallait être digne.

 

J’ai encore à l’oreille tous ces crescendos*,

Et ces decrescendos*, s’ancrant dans ma mémoire,

Peu à peu chaque soir, quand illico presto,

Papa fermait la radio, en grinçant des mâchoires.

 

Oeuvrant d’arrache-pied,  la machine Singer,

L’instrument de mère, à coudre nos tenues,

D’un soin sans retenu, nous rendant si fiers,

De les porter pour plaire, et donner belle vue.

 

Aujourd’hui, ce fameux outil aux lettres d’or,

Au coin de l’âtre dort, dans sa forme à l’ancienne,

Mais peut-être sans peine, ou d’un ultime effort,

Réentendrai-je alors, son ti-qué-lic pérenne.

 

 

 

* un crescendo :     en musique, un son montant progressivement

                               familièrement : en croissant- gradation

* un decrescendo : en musique, un son descendant progressivement

                               familièrement: en décroissant

* une grigne :         inégalité dans un tissu

 

 

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01 octobre 2018

Des bras à fuir, vitesse grand V (poème contre-blason)

 

Qu'est-ce qu'un contre-blason en littérature : c’est un poème qui prend le parti de la satire et du blâme en contre point du blason qui fait, lui, l’éloge d’une partie anatomique du corps féminin. La structure formelle n'est pas définie et, tout comme le blason, est aussi un  poème assez court (30-40 vers) en rimes plates (octosyllabes ou décasyllabes). Exemple : le Laid Tétin de Clément Marot.

 

Et voici mon contre-blason « des bras à fuir vitesse grand V » faisant contre-partie au blason « des bras à ne pas manquer ».Toujours sur un détail de l’anatomie masculine pour laquelle semble-t-il, il n’y ait pas d’écrit, du moins à l’époque de Clément Marot (XVIème siècle)

Bras à fuir vitesse grand V

Dessin composé par mes soins

 

 

 Bras flasques, que de gras et que de peau,

Bras qui flottent au vent tels des drapeaux,

Bras mous remplis de graisse cotonneuse,

Vous voilà devenus pâte spongieuse !

Bras fainéants, pour qui petit labeur

De quelques heures, vous fait vert de peur.

Bras endormis qui de jour se prélassent,

Avachis sur le canapé, sans grâce.

Bras relâchés, flagada, raplapla,

Qui se ballottent ici ou bien là.

Perdez donc un peu votre cellulite,

Retrouvez enfin un galbe d’élite !

C’est sûr, il vous faudra faire un effort,

Pour vous raffermir par un peu de sport,

Allons, bougez, bougez bien, bras atones,

Tendez, tirez comme des amazones !

Du nerf, bandez plus fort au tir à l’arc,

Ou ramez sur un canoë kayak.

Bras traînards, indolents que l’action use,

Toujours en tout, vous recherchez l’excuse

Qui fait de vous deux, des bras pendouillards,

Au grand jamais ne serez œuvre d’art !

Bras laids qui pour tout et pour un rien, peinent,

N’avez-vous donc point d’amour-propre en veine ?

Bras gagas, où sont vos muscles d’antan,

Qui faisaient de vous glorieux conquérants,

Ou charmeurs de la gente féminine,

Ou protecteurs de l’enfance câline ?

Non rien de cela que des bras vannés,

Que des bras épuisés à lézarder,

Juste bons à se tendre pour un verre,

Encore un verre, encore d’autres verres !

Affalés, nonchalants sur le comptoir,

Levant le coude du matin au soir,

Et parfois c’est la main des bras indignes

Qui gifle à tout va celle qui se résigne.

Ô ! Bras mauvais, il n’y a que malheur

D'où jamais ne naîtra de p’tit bonheur.

Quand je vous vois, je n’ai aucune envie

De me blottir en vous toute une vie,

De me laisser tendrement caresser,

De me méprendre un jour à vous aimer.

Allez donc au diable, bras d’imposture,

Avec vous, je ne voudrais d’aventure.

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30 septembre 2018

Des bras à ne pas manquer ! (poéme blason)

Qu'est-ce qu'un blason en littérature : Le blason est un type de poème à la mode au XVIe siècle à la suite de l'épigramme du Beau tétin de Clément Marot publié en 1535. Son originalité repose sur un parti-pris thématique : le poète s'attache à un détail anatomique du corps féminin et en développe l'éloge dans un jeu poétique brillant. En contrepoint apparaît rapidement le contre-blason qui prend le parti de la satire et du blâme. La structure formelle n'est pas définie : il s'agit de poèmes assez courts (30-40 vers) en rimes plates (octosyllabes ou décasyllabes).

J'ai cherché presque partout sur le net, mais pas de blason sur les bras, ni sur l'anatomie masculine. Voilà donc une petite idée pour moi et bientot viendra le contre-blason. Bonne lecture !

 

blason des bras bis

 Dessin composé par mes soins

 

Bras très musclés de toute leur puissance,

Bras bien chaleureux pour mon aisance

Où je me blottis au nid réchauffant,

Font un barrage à mes maux chagrinants.

Bras souvent bons de prévoyance agile,

Bras vaillants m'écartent de l’impossible,

Tels des soldats guerroyant le danger,

Devinent ce qui pourrait me blesser.

Bras tout en charme m’invitent à la danse

Bras patients me guident par leurs deux anses

Sur la musique au mouvement princier,

Ou sur les notes d’un rythme endiablé.

Bras plus que fiers me mènent au mariage,

Bras prometteurs chassent tout ombrage,

Pour m’offrir l’envie de rire aux éclats

Où le bien-être n’est pas aléa.

Bras amoureux en gestes de tendresse,

Vous portez si bien les mains à caresses,

Pour m’amener vers d’intimes plaisirs

Qui libèrent mon ultime désir.

Se présente alors contre toute attente,

Un heureux évènement qui enchante,

A qui vous donnez de précieux câlins

Pour le cajoler d’un amour sans fin.

Pour l’aider dans une destinée sûre,

Vous lui octroyer sans demi-mesure,

Votre volonté de grands conquérants,

Votre bon sens de preux réconfortants.

Et pour clamer toujours des «je vous aime»,

Bras dévoués, vous semez sans problème

Chaque jour levant, respect et candeur

Germant dans un océan de bonheur.

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29 septembre 2018

au fond de moi

Il y a quelques jours, en lisant sur la toile, je suis tombée sur un réplique d'Hyppolite dans la Tragédie de Phedre écrite par Racine

Ce très bel alexndrin : " Le jour n'est pas plus pur que le fond de mon coeur " m'a donné l'idée d'écrire un petit texte de mots monosyllabiques

Faire une phrase m'a paru facile, mais faire un texte, si petit soit -il et en rime : fallait me creuser les méninges!

Je ne suis pas Racine, ni quelque autre grand maître dans l'art littéraire, juste une petite rimailleuse......

Sans pouvoir me positionner sur un sujet précis, je me suis mise à la recherche de monosyllabes pour formr mes vers en donnant un sens à mon petit poème. Et peu à peu, il a vu le jour sur....... deux rimes croisées, en hexamétre (6 syllabes par vers).

Le voici : Au fond de moi....

au fond de moi

 Dessin composé par mes soins

 

 

Quand tout dort dans la nuit,

Que les bruits se sont tus,

Mon cœur, dans ses pleurs, crie

Où es-tu, que fais-tu ?

 

Moi sans toi qui je suis,

Ne sais pas, ne sais plus,

Mais aux vœux que je fis

Tant de fois, j’y ai cru.

 

Dans mon corps, mon cœur* git,

Car de ses jours qu’il eut,

Peu de joie fut sa vie,

Bien qu’il fît ce qu’il pût !

 

* le coeur dans le sens amour

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24 septembre 2018

Petite histoire musicale

Phrase ou un petit texte avec des mots formés phonétiquement des sept notes de musique : do ré mi fa sol la si do. Exemple :  deux  poèmes de Louise de Vilmorin tirés de son recueil "l'alphabet des aveux"

 

La ré do si la la mi                             L’art est docile à l’ami  
La sol la do ré do ré                           La sole adorée dort et  
La mi la si ré do ré                             L’ami l’a cirée, dorée  

 

Ré si do                                               Récit d’eau    
Ré si la                                                Récit las    
Fa do                                                   Fado    
La mi la mi                                         L’âme, île amie    
Si mi ré fa ré                                      S’y mire effarée    

 

 

 

Voici le mien. Certes cela ressemble à du Louise de Villemorin, mais difficile de faire différent avec les mêmes notes.

 

Ré mi mi la ré si fa si la do ré                     Rémi mit la raie si facile à dorer

La do ré ré mi si do si la mi                         L’adoré  Rémi si docile ami

Fa do sol si ré mi la mi mi la                       Fade* au sol ciré, mille amis mis là

 

* Fade : du verbe fader qui signifie servir copieusement quelque chose à quelqu'un

 

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23 septembre 2018

Je suis arrivée avec l'automne!

 

je suis arrivée avec l'automne

dessin composé par mes soins

 

La température en baisse et le ciel en gris,

Le vent souffle fort et les feuilles tombent,

Du brouillard le matin et des fortes pluies,

Ça y est l’automne arrive, l’été succombe !

 

Non, ce n’est pas une raison pour déprimer !

La nature offre des couleurs extraordinaires,

Encore quelques belles journées ensoleillées,

Pourquoi pas le fêter comme un anniversaire !

 

En tout cas, moi, c’est ce que j'ai fait aujourd’hui,

J’ai un an de plus mais, je ne vais pas en pleurer,

La vie est  trop belle pour sombrer dans l’ennui,

Alors, faites comme moi, prenez-la du bon côté !

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21 septembre 2018

Tout en avalanche ......

 

Qu'est qu'une "avalanche" en poésie : c'est une forme poétique qui consiste à composer un texte dont le premier mot compte une lettre, le deuxième deux lettres et ainsi de suite.... tout en restant compréhensible dans l'histoire. Elle est appelée aussi "boule de neige".

tout en avalanche

 Dessin montage composé par mes soins

 

 

 

Quand les hommes imposent leurs règles...

01   A
02   CE
03   JEU
04   NOUS
05   AVONS
06   AJOUTE
07   PARFOIS
08   QUELQUES
09   PRINCIPES
10   DIFFICILES
11   POINTILLEUX
12   CONTRAIGNANT
13   PARTICIPANTES
14   ROUSCAILLEUSES
15   MALHEUREUSEMENT
16   PERFECTIONNISTES
17   INCONDITIONNELLES
18   CORRECTIONNALISANT
19   IRRÉVÉRENCIEUSEMENT
20   INCOMPRÉHENSIBILITÉS.

 

 *******************************************************************

 

 

 

au coeur de la grande marée

 

 

Dans les grandes marées du 26 mars 2015

01             A

02             LA

03             MER

04             AVEC

05             PEINE

06             CONTRE

07             TEMPETE

08             BAIGNEUR

09             TEMERAIRE

10             AFFRONTAIT

11             ONDULATIONS

12             TUMULTUEUSES

13             EPOUVANTABLES

14             EFFERVESCENCES

15             METEOROLOGIQUES

16             TRANSOCEANIENNES.

 

 

  *************************************************

le reveil matin

 

Le réveil-matin

01           Ô

02           UN

03           COQ

04           FIER

05           CLAME

06           CHANTE

07           ANNONCE

08           COCORICO

09           PERCUTANT

10           REVEILLANT

11           CAMPAGNARDS

12           ENSOMMEILLES

 

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10 septembre 2018

L'alphabet de l'automne

l'alphabet de l'automne

 Image de l'auteur Eric Bruni, trouvée sur le net

 

 

Adieu ballerines et vêtements légers,

Bonjour le rhume et sa goutte au nez,

Comprimés et spray, faut bien se soigner,

Doucement prendre le temps de se reposer.

 

Eté, tu es parti vers d’autres horizons,

Faut me préparer pour la nouvelle saison,

Gare à la froidure, c’est une bonne raison,

Hauts dénudés, de vous mettre à l’abandon.

 

Il est bien temps de ranger mes armoires,

Jupettes, shorts, tee-shirts, je vous dis au revoir,

K-Way et parapluie, ne soyez pas au désespoir,

L’automne arrive et sa pluie n’est pas illusoire.

 

Marcher ou flâner sous les derniers soleils,

Ne pas courir, profiter des couleurs vermeilles,

Ocrée ou brunissante, la nature est une merveille,

Peu à peu, elle se déshabille pour un long sommeil.

 

Quelques oiseaux fuient vers d’autres pays,

Rossignols, mésanges, chardonnerets ou  pies

Se nichent joyeux, au cœur de nos forêts jaunies,

Tous ceux qui vivent ici, ont déjà construit leurs nids.

 

Une odeur d’herbe mouillée, de champignons,

Vivifient mes narines, regonflent mes poumons,

Waouh senteurs boisées, parfums d'effeuillaison !

Xéranthème, toi, tu restes toujours en floraison.

 

Y a toujours en septembre, des endroits à admirer

Zieutez partout, l’automne est de toute beauté !!!

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08 septembre 2018

Le souffleur de verre (poème en alexandrins)

 

le verrier dans l'aveyron

Enseigne de l'atelier du souffleur de verre "verconcept"

A Sainte Eulalie d'Olt dans l'Aveyron- région occitanie

 

 

Il y a des jours où je me sens prisonnière,

Prisonnière de ce temps qui ne sait que faire,

Alors j'entends l'appel de mon ordinateur

Et je fuis par sa fenêtre sur l’extérieur.

 

De mon pas virtuel m'entraînant dans l’errance,

Je pars visiter les belles régions de France.

Et c’est ainsi que flânant sur les bords du Lot,

J'arrive émerveillée à Sainte Eulalie d’Olt.

 

Comme un hameau, sorti d’un conte ou d’un autre âge,

Ses maisons anciennes, parfois à colombages,

Offrent tout un panel de joyaux à mes yeux,

Où l’harmonie des couleurs s’exalte en tous lieux.

 

Dans son église romane plutôt massive,

Dans ses venelles serpentant jusqu'à la rive,

Je vais et je viens, admirant chaque recoin

Quand soudain, m'interpelle un Encaulat* du coin.

 

C'est un brave artisan d’art, un souffleur de verre !

Qui me prie, dans son antre près de la rivière,

De découvrir la vie aux nuances changeantes

Dans la magie de la matière incandescente.

 

Un petit flacon pour mille et unes senteurs,

Un vase au long col pour la plus belle des fleurs,

Des pièces de verre par amour façonnées,

Chavirent mon coeur ému par tant de beauté.

 

Mais chaque fois où mon âme se sent revivre,

La pendule du temps me rattrape et me livre

A la réalité d' un désespoir sans nom.

Mais un jour, j'ferai un p’tit tour dans l’Aveyron !

 

Encaulat * : Les habitants de Sainte Eulalie d'olt  sont appelés les Sainte Eulaliens et Sainte Eulaliennes, mais dans les temps anciens  (et encore aujourd’hui) c'était les Encaulats (nom qui signifie « mangeurs de choux ») parce que les habitants mangent beaucoup de choux parait-il ! Et donc, tous les ans en hiver, c’est la fête du chou qui consiste à rassembler les villageois autour d'un repas à base de choux (soupe au chou, choux farcis, potée au chou et saucisses, fromage de Laguiole, chou à la crème), en l’honneur de leur nom.

 

 

 

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07 septembre 2018

L'héritage de Bacchus

 

l'héritage de bacchus

 

Enseigne dans une rue de Riquewihr (68)

 

 

Et voila, c’est l’automne qui caracole,

Quand vient le temps des vendanges,

Une symphonie aux accents viticoles,

Exhale le doux parfum de la France.

 

Dans l’air automnal, est une farandole,

Les plantations d’une grande beauté,

Offrent le raisin gonflé comme une obole,

Aux futurs grands crus des plus raffinés.

 

Ca va et ça vient, cueillette en concerto,

L’effeuillage des ceps est une mélodie,

Comme un festival de sens dans l’écho

Des chants de vendangeurs sans répit.

 

La troupe porte les perles de la vigne,

Jusqu'au pressoir des caves du château,

Coule, coule le flot vermeil qui souligne,

La récolte exceptionnelle des coteaux.

 

Puis ne croyez pas que tout s’endort,

Sans repos dans la pénombre du chai,

Le jus de la treille se vinifie, s’élabore,

En un vin sublime étonnant vos palais.

 

Mais il faut toute une année de labeur,

Avant que n’arrive sur votre table,

La sève des cépages mise à l’honneur,

Pour une dégustation bien agréable.

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Le plaisir d'une dégustation (poème en octosyllabes)

 

le plaisir d'une dégustation

 

Enseigne du restaurant

"Au gré du vin et des saveurs gourmandes "

rue Pétérinck à Lille (59)

 

Aimons, aimons le temps d’automne,

Quand la vigne donne son sang,

Pour tous les bons vins qui chantonnent,

Aux terrasses des restaurants.

 

Versons dans l’écrin de cristal,

Le jus enivrant de la treille,

Qui, dans la douceur automnale,

Murit en grains blonds ou vermeils.

 

Ecoutons le chant du terroir,

Quand il roule en glouglou sonore,

Nous rappelant cave et  pressoir,

Au temps où le cru s’élabore.

 

Admirons les reflets grenat,

Au fond du vin se cache une âme,

Réveillant les mets délicats,

Mitonnés sur la douce flamme.

 

Respirons le parfum divin,

Des cépages de notre France,

Elixir des coteaux chât’lains,

Qui donne joie et espérance.

 

Alors, buvons cette  liqueur,

Avant que le souffle d’hiver,

Emporte notre bonne humeur,

Vers des ambiances plus amères.

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Le petit grenadier

 

le petit grenadier

 

Enseigne de l'auberge au Grenadier à Kaysersberg (68)

 

Il était jeune, croyait en Dieu et à la France,

Sa folle jeunesse le rendait très orgueilleux,

Sa vie débutant, partit en toute insouciance,

Faire la guerre dans les pays dangereux.

 

On l’avait désigné pour lancer des grenades,

Dans les combats contre l'ennemi enragé,

Et dans cet enfer des feux de canonnades,

La mort était reine, sans patrie et sans pitié.

 

Dans le bruit infernal des terribles batailles,

Il s’élançait fier dans chaque affrontement,

Le drapeau à la main flottant sous la mitraille,

Il défendait sa patrie de gens bien-pensants.

 

Le brave petit soldat voyait une fin glorieuse,

Dans son bel uniforme chantant la victoire,

Mais la guerre est toujours aveugle et odieuse,

Qu’importe bravoure, elle le jeta dans le noir.

 

Il tomba à genoux et ses rêves disparurent,

Tous les beaux rêves qui font devenir grand,

Sur le côté, du sang  jaillissait de sa blessure,

C’était un petit grenadier d’à peine vingt ans.

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Ca, c'est le pied ! (poème en décasyllabes)

 

ça c'est le pied

Enseigne du cordonnier dans une rue d'Aire sur la Lys (62)

 

Petit cordonnier aime son métier,

Jamais son travail,  il ne le sabote,

A l’industrie, il fait un pied de nez,

Ainsi pour lui, un pied bot, ça le botte.

 

Dès le matin, il se met à pied d’œuvre,

Le petit cordonnier est à vos pieds,

Dans la chaussure, il est bon manœuvre,

Courageux, il s’emploie d’arrache-pied.

 

Il découpe et pique dans un doux cuir,

Des élégants escarpins pour les filles,

Qui les porteront avec grand plaisir,

Perchées très haut, sur les talons aiguille.

 

Il répare aussi les vieilles godasses,

Recolle les semelles déchirées,

Des braves hommes ou bien des bidasses,

Vite et bien fait, il les remet sur pied.

 

Mais, le petit cordonnier est bien triste,

Il n’a pas trouvé chaussure à son pied,

Pourtant,  il aime la belle dentiste,

Passant  le soir, devant son atelier.

 

Avec elle, il voudrait  prendre son pied,

Pour l'avoir, il fait des pieds et des mains,

Mais, elle lui coupe l’herbe sous le pied,

En lui présentant son nouveau copain.

 

Petit cordonnier a les pieds sur terre,

A la boulangerie, fait le pied d' grue,

Car dans le regard de la boulangère,

Il y voit un désir sans retenu.

 

Depuis, elle offre des chaussons aux pommes,

Tous les matins, à son beau cordonnier,

Dans l’amour, la joie, le bonheur en somme,

Tous deux, sont sur un pied d’égalité.

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04 septembre 2018

Je chante sous la pluie

 

petit jardin de curé près de la basilique de Boulogne

 En me promenant dans la ville historique de Boulogne sur Mer (62)

 

 

C’est par une belle journée ensoleillée

Que j’aperçus un vieil homme dans son jardin,

Ses outils en main, sur le sol était penché,

Travaillant son terrain avec beaucoup de soins.

 

"C’est très beau, magnifique ! M’écriai-je ainsi,

Il faut avoir la main verte pour réussir !"

"Jardiner ! C'est un art aux bienfaits inouïs,

Me dit-il, la promesse d’un bel avenir".

 

Puis vers moi, s’approcha :

" La nature offre tout ce qu’il faut pour bien vivre,

Certes à des conditions, il faut se plier,

Faire n’importe quoi n’est pas à convenir

Et sur le travail, il ne faut pas rechigner.

 

- Parce que vivre est un danger permanent,

Ne pas se laisser submerger de balivernes,

Par principe, tout peut mourir à chaque instant,

Alors s’ouvrir à la vie et que le cœur gouverne".

 

Des règles, précisa :

" Savoir observer, écouter, analyser

Pour comprendre le langage de notre terre,

Patience, attention, respect et  fidélité,

Sont les terreaux des anciens peuples agraires".

 

Front plissé, ajouta :

" Il ne faut jamais oublier que la nature

Peut devenir un espace lunaire austère,

Ignorance,  abandon ou désinvolture

Sont les poisons d’une conduite solidaire".

 

Parmi d’autres tracas :

" Oui, mais, mauvaises herbes et petites bestioles,

Rétorque-je, ne seraient-ils pas des fléaux ?"

" Ah ! Ah ! P’tite citadine de métropole,

S’exclama-t-il, la plupart sont des cadeaux !"

 

" Vois-tu, le jardinier a besoin d’être aidé,

Des mammifères : hérisson,  pipistrelle…

Des amphibiens : crapaud,  lézard, gecko, orvet…

Des oiseaux : mésange, pic-vert, hirondelle…"

 

La liste s’allongea :

" De certains insectes, à ne pas négliger

Qui mangent pucerons, limaces et taupins

Comme la coccinelle, le carabe, l’araignée

L’abeille et le lombric, ce bon ver tout terrain".

 

De plantes,  compléta :

" Pour stimuler la croissance, il y a l’ortie,

La lavande s’offre aux abeilles émérites,

Pour inhiber les limaces, c’est le souci,

La bourrache est répulsive pour parasites".

 

" Mais, si tous les prédateurs sont exterminés,

M’étonnais-je, tous vos aides n’ont plus lieu d’être ?"

" Bien sur que si, car cette aide est appropriée

Pour perpétrer un seuil naturel de bien être".

  

Les heures passèrent à enseigner pour lui,

A écouter, apprendre, comprendre pour moi,

Mais pendant ce temps, le ciel se chargeait en pluie.

Je devais, pour m’abriter, repartir chez moi.

 

Levant les yeux, il clama :

" Pour mon jardin la pluie est toujours bienvenue,

Elle va s’occuper de l’arrosage pour m’aider.

Attends encore un instant, petite inconnue,

J’ai quelques petites choses, à partager !"

 

Et voilà ce bon jardinier, au bras portant

Un panier de bons légumes et de fleurs,

Qu’il m’offrit avec un sourire bienveillant,

Me remerciant de l'intérêt à son labeur.

 

Je le quittais alors, le cœur rempli d’émois,

Pour avoir découvert un petit jardin d’Eden.

Et j'eus une envie folle de chanter ma joie

Tout comme Gene kelly dans :  Singing in the rain.

 

Do didou didoudo Do didou didoudo Do didou didoudo

I’m singing in the rain, Juste singing in the rain…

 

A noter : (ces informations ont été trouvées sur le net)

Liste des animaux utiles au jardin biologique

Oiseaux:
-Chouettes, hiboux, buses ... (mangent les rongeurs)
-Geai (insectivore)
-Huppe (insectivore)
-Mésange (insectivore)
-Pic-vert (insectivore)
-rouge-gorge (insectivore)

Mammifères:
-Hérisson (mange les insectes et limaces)
-Pipistrelle (insectivore)

Amphibiens et reptiles:
-Crapauds et grenouilles (insectivores)
-Lézard (insectivore)
-Orvet (mange les insectes et limaces)
-Salamandre (mange les insectes et limaces)
-Tarente, gecko (insectivore)

-Lombric ou Ver de terre (participe au mélange permanent des sols pour une bonne décompistion des matières organiques)


Insectes & arachnides:
-Carabes (mange les limaces)
-Chrysope (mange les pucerons)
-Coccinelles (mange les pucerons et les cochenilles)
-épeire diadème et autres araignées (insectivore)
-perce-oreille (mange les pucerons)
-Syrphes (mange les pucerons)

 

 

Bonne santé garantie

Tout parasite a son prédateur naturel, empêchant qu’une espèce devienne dominante. Les auxiliaires les plus populaires, comme les coccinelles. Un jardin accueillant pour les auxiliaires laisse une place à la flore ­sauvage : une haie variée, une friche où fleurissent des “mauvaises herbes” très attractives. Les fleurs simples, les variétés anciennes de rosiers ou de fruitiers, ou les légumes et plantes aromatiques en fleurs sont autant d’attraits pour les auxiliaires. Des pierres plates ou des rondins sur le sol, les feuilles mortes, les tapis de mousse et les tiges sèches leur fournissent des abris en hiver.
Un jardin en bonne santé est un jardin où les ravageurs sont présents en permanence. Les auxiliaires qui s’en nourrissent peuvent alors se maintenir. Un équilibre s’installe, ces ravageurs ne dépassant pas le seuil au-delà duquel leurs dégâts seraient préjudiciables.

 

 

 

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03 septembre 2018

C'est bien l'école !

 

c'était bien l'école

Mon école primaire à Witry-les-Reims (51)

 

Septembre est bien là, c’est la rentrée qui affole,

Et je revois mon enfance dans cette école,

Qui m’a vu écolière, les premières années,

Où chaque jour était jour enchanté.

 

Mais je me souviens, j’avais peine à avancer,

Sur le chemin qui longeait la mare tapissée

De feuilles cramoisies par l’automne,

Tombées au vent qui ronchonne.

 

Avec mon cartable lourd à bout de bras porté,

Dans un tablier gris déjà usé par mes ainées,

J'allais pas à pas vers le fabuleux destin

De la vieille bâtisse couleur chagrin.

 

Dans mon hier, les garçons jouaient aux billes,

La marelle à la craie, c’était jeu des filles,

Aujourd’hui, les enfants ne jouent à rien,

Ils ont le dernier smartphone à la main.

 

Depuis tout a bien changé, l’école est rénovée,

En teinte orangée et la cloche est électrifiée,

Mais, j’ai souvenir du grand tableau noir,

Où s'inscrivait un immense savoir.

 

Le souvenir des rangées de tables avec encriers,

Où plongeant ma plume dans l’encre bleutée,

Je m’appliquais à écrire sans une tâche,

Les mots à l’orthographe qui fâche.

 

Le souvenir du vieux poêle à la douce chaleur,

Où des flammes d'or crépitaient avec ardeur,

Brûlant une à une les bûches de bois,

Quand le temps se faisait très froid.

 

J’ai encore souvenance de ces leçons de vie,

Leçons de choses, d’histoire, de géographie,

Mais, c’est dans la poésie de Victor Hugo,

Que j’ai vécu mes jours les plus beaux.

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Drôle d'aventure (écrit le 15/12/2013)

drôle d'aventure

 

 

Une joyeuse fête battait son plein sur le pont du navire,

Que d’hommes et de femmes, tous en tenue de soirée !

Le champagne coulait à flots, faisant beaucoup rire,

Quand tout à coup, je me sentis soulevée.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Dans un majestueux envol à la descente vertigineuse,

Tel un goéland plongeant à pic sur sa proie marine,

Je me suis vue  pataugeant dans la mer berceuse,

Le bateau fila sa route me laissant chagrine.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

J’avais beau hurler de tout mon souffle pour appeler,

Ne me laissez pas, regardez-moi, je suis là en bas.

L’immense paquebot à mes appels, resta muet,

Et ce fut pour moi un grand silence d’effroi.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Le soleil se couchant sous l’horizon, la nuit s’est levée,

Éclairée par sa lune bleutée, ses étoiles scintillantes,

Qui chatoyaient la mer dans des reflets argentés,

Et m’épuisaient dans leur emprise fascinante.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Mon esprit prit le large dans mes pensées vagabondes,

Étonnée de l’immobilité de mes muscles épuisés,

Inexorablement vers un nouveau monde,

Mon corps lourd de souffrance glissait.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Et je voguais sous l’eau telle une sirène heureuse,

Escortée par une cour de poissons colorés,

Chantant des mélodies ensorceleuses,

Devant un auditoire démesuré.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

 

Un hippocampe, cheval des mers que j’ai chevauché,

Un poisson pilote pour m’indiquer le chemin,

Puis un poisson-chat venu se faire caresser,

Et un câlin offert par un requin pèlerin.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

C’était comme un bien-être dans ce monde aquatique,

Plus d’être humain pour m’anéantir par le chagrin,

Que de la beauté dans ce voyage fantastique,

Ou respect et loyauté ne faisaient qu’un.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Je flottais ici et là, le cœur épris par cet étrange bonheur,

Quand j’aperçus un point de lumière dans les  abîmes,

Réveillant ma curiosité, j’allais vers cette lueur,

Pour découvrir une petite maison sublime.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

M’approchant près de la fenêtre éclairée, stupéfaction !

C’était mon appartement, mon petit chez moi,

Et mes meubles, mon ordi, ma décoration,

Rien ne manquait, tout était bien là.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

J’entrai, de l’air pour respirer, pas une goutte d’eau,

Incroyable ce fut, je n’étais même pas mouillée !

Je décidai dans l’instant de vivre sous l’eau,

Dans ce refuge d’une vie de tranquillité.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Et dans ces moment précieux, je recommençais à vivre,

Faire mon ménage, cuisiner des bons petits plats,

Pour mes amis nageant dans la mer qui enivre,

Une existence de douceur, j’aimais bien ça.

Pourquoi ça, je ne sais pas !

 

Le soir venu, une boite attira mon attention, surprise !

Il y avait toutes les photos de ma vie d’autrefois,

Mes enfants, mes amis et tout ce qui sécurise,

C’est alors que sonna le glas en moi.

Et je n’ai pas aimé ça.

 

Dans un ultime effort je quittai cet abri d’imposture,

La porte s’ouvrit, l’océan me gifla d’une main glaciale,

En tombant par terre, quelle drôle de posture,

Je revenais à moi, j’étais à l’hôpital

 

Alors pourquoi tout ça, je ne sais pas

Mais vous, pouvez-vous me dire pourquoi ?

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02 septembre 2018

Partir du bon pied !

 

partir du bon pied

 

Les pieds sont des biens  précieux,

Si vous oubliez de les respecter au mieux.

Peut-être parce qu’ils sont si loin de vos yeux,

Alors, ne vous plaignez pas s’ils sont douloureux.

 

C’est sûr depuis que vous êtes nés,

Ils vous portent partout où que vous allez.

Ils sont automatiques quand l’un s’est avancé,

Aussitôt l’autre se dépêche pour le dépasser.

 

Ils vont par deux pour vous entrainer,

A faire une marche en grande randonnée,

Ou bien courir vite quand vous êtes pressés,

Piétiner des heures quand vous vous impatientez.

 

Et sauter haut un obstacle pour l’éviter,

Puis remonter quatre à quatre un escalier,

Ou descendre les marches en toute sécurité,

Et enfin virevolter sur la glace pour bien patiner.

 

Et cætera,  et cætera,  et cætera !

Lorsque vous ne vous y attendez pas,

Une petite douleur aux pieds devient tracas,

Perfidement,  vous fait  boiteux, c’est comme ça.

 

Alors, je vous le dis, il faut les adorer,

Vos pieds ne doivent pas être sacrifiés,

Chaque soir les laver, les rincer, les essuyer,

Puis enlever les callosités, les poncer, les limer.

 

D’une crème hydratante, les envelopper,

D’un massage tout en douceur, les soulager,

Couper les ongles au carré, les faire en beauté,

Et surtout c'est le plus important, bien les chausser.

 

Fini, les pieds au syndrome de Morton,

Aux cors disgracieux ou verrues du talon,

Aux mycoses suintantes de pus ou oignons,

Aux mauvaises odeurs ou autres durillons.

 

Ainsi d’un pas léger, ils vous feront danser,

D’un coup de précision, ils vous feront shooter,

D’un élan ferme et musclé, ils vous feront pédaler,

D’un geste assuré au plus juste, ils vous feront freiner.

 

Alors ne torturez plus jamais vos pieds,

Mettez le pied à l’étrier pour les soigner,

Ca fait du bien, comme prendre son pied,

Et demain, vous repartirez d’un bon pied.

 

Comme sur un nuage vous marcherez

Sans soucis, le nez en l’air, les pieds libérés

Et si un Ange décide de tomber à vos pieds,

Vous serez au moins sur un pied d'égalité.

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27 août 2018

Un bourguignon à ma façon...

boeuf bourguignon à a façon

 

Choisis la viande dans le paleron

Pour cuisiner un bon bourguignon,

Fais revenir les morceaux coupés

Avec les oignons finement hachés.

 

Ajoute quelques belles carottes

Ces belles carottes qui ravigotent,

Saupoudre le tout de bonne farine

Remue tendrement d’une main câline.

 

Déjà les senteurs titillent ton nez

Et quand ce mélange est coloré,

Couvre à hauteur avec un bon vin

Des caves de Bourgogne, c’est divin.

 

Glisse dans ce lit un bouquet garni

Gousse d’ail, sel et poivre en pluie,

Un filet de cognac égayera le palais

Plus goûteux sera le bœuf charolais.

 

Laisse faire la cuisson au faitout

Au moins deux heures à feux doux,

Et planera au cœur de ta cuisine

Un parfum aux senteurs sublimes.

 

Enfin, quand midi sonnera l’heure

Sers-le avec des pommes vapeurs,

A ta table s’inviteront les gourmets

Pour savourer le meilleur des mets.

 

C’est très bon, le bœuf bourguignon

A déguster avec des compagnons !

Accompagné d'un Beaune, grand noble

Exaltant toutes les saveurs du vignoble.

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Une entrée simple et fraîche

une entrée simple et fraiches

 

Mes couleurs sont emblématiques,

Du vert, par les feuilles du basilic,

Du blanc par la mozzarella délicate,

Du rouge par les tomates écarlates.

 

Une pincée généreuse de sel fin,

Un tourbillon de poivre au moulin,

Vinaigre balsamique et huile d’olive,

Pour réveiller vos papilles gustatives.

 

Souvent en rondelles, je suis présentée,

Comme un drapeau, je suis dessinée,

Pour vous je suis la joie et le soleil,

Une entrée simple qui émerveille.

 

Je suis née sur la terre d’Italie,

Je suis aux couleurs de mon pays,

Je me rapproche un peu de la France,

Mais là-bas, rien de bleu ne se mange.

 

Vite préparée, je suis si peu de choses,

Mais pourtant  appréciée en virtuose,

Même si le temps ne s'y prête pas,

Je suis les tomates mozzarella.

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La petite poule d'Henri

la petite poule d'henri

 

Il y a bien longtemps, dans la cuisine d’Henri,

Maladroitement ou simple coup de génie,

Le bon roi fit de moi la poule la plus aimée,

Dans le royaume où le peuple criait, affamé.

 

Pour tuer les ragots et contenter ses sujets,

Il ordonna que je fusse invitée à leur tablée,

Mais avant on me baigna dans un bouillon,

Après m’avoir farcie généreusement le bidon.

 

C’est ainsi  que je suis devenue une célébrité,

Tous les dimanches dans chaque maisonnée,

Accompagnée de quelques légumes du jardin,

Je faisais d’un triste repas, un joyeux festin.

 

J’étais appréciée par tous comme une reine,

Et mon roi de France vivait une vie sereine.

Hélas, le pire arriva malgré sa bonne cuisine,

Au détour d'un chemin survint une lame fine.

 

Un coup de poignard de Ravaillac l’a occis,

Henri perdit son trône et passa dans l’oubli,

Et moi, sa petite poule, par delà le tombeau,

On m’appelle depuis ce jour, la poule au pot.

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Que c'est bon.....une fois !

que c'est bon une fois

 

Cueillez, cueillez au jardin de Neptune,

Sans honte,  sans aucune manière,

Comme des amandes à la robe brune,

Ces fruits  aux senteurs marinières.

 

Écoutez, écoutez, ces demoiselles,

Qui ne demandent qu’à s’ouvrir,

Dans leurs jolies formes sensuelles,

Vous rappelant le parfum du désir.

 

Ajoutez, ajoutez un peu de vin,

Céleri, oignons, crème et persil,

Plus généreuses dans ce bain,

Elles réveillent  les papilles.

 

Admirez, admirez, leurs lignes fines,

Offrant  corps souples et charnus,

A votre instinct le plus intime,

Qui se soumet au fruit défendu.

 

Allez, allez, manger sans plus tarder,

Elles font frémir  sur votre langue,

Le doux souvenir des plages d’été,

Quand la mer roule et tangue.

 

A savourer avec frites blondes et bières,

Comme nos amis belges, petit clin d’œil

Qui les dégustent ainsi sans manière,

En un plat simple et sans orgueil.

 

Ce sont les moules marinières !

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Il est venu d'Angleterre

il est venu d'angleterre

Depuis quelques siècles, je suis Star chez les Anglais,

Salé en plat bourratif ou bien sucré à l’heure du thé.

J’ai voulu étendre ma notoriété en passant la manche,        

Au pays de la gastronomie on trouva drôle, ma tranche.

 

Bien sûr, mon pain rassis n’est pas de toute noblesse,

Mais ô combien par  famine, je fus repas de détresse.

J’ai calmé pour quelques sous les bedaines affamées,

En rajoutant lait, beurre, vanille, sucre et raisins séchés.

 

Trop long à préparer, trop lourd, me causa du retard,

Dédaigné par les gourmets, j’étais coulé dès le départ,

Non pas que je me débrouillais  comme un manche,

Mais, je n’ai pas eu de place d’honneur  en France.

 

Pourtant, quand l’économie bat de l’aile dans ce pays

On fait appelle à ma recette par soucis d’économie.

Et peu à peu, j’entre par la petite porte de la cuisine,

Pour remplir l’estomac des français qui crie famine.

 

Je sais que les mangeurs de cuisses de grenouilles

N’apprécient pas beaucoup mon genre de tambouille.

Je ne suis qu’un simple pudding dans leurs assiettes,

Mais  à Noël, ils m’invitent de plus en plus à leur fête.

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26 août 2018

Au Paradis de l'ail


   

au paradis de l'ail 2

Dimanche 26 août 2018 entre pluie et soleil, la foire à l'ail de Locon (62)

 

Viens ma toute belle à Locon,
Faire un tour dans mon parad’ail,
Entre l’échalote et l’oignon,
Dimanche c’est la foire à l’ail !

C’est aujourd’hui fête au village,
Gousses en robes blanches tressées,
Ici et là sur les étalages,
S’offrent au regard émerveillé !

Buvons aussi la soupe à l’ail,
Dans l'Artois c’est de tradition,
Avec fromage ou cochonnaille,
Tu verras c’est simplement bon !

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08 août 2018

L'abandon (poème en octosyllabes écrit le 28 octobre 2015)

l'abandon

 Corons abandonnés de la cité 3 d'Auchel (62)

 

Pourquoi nous avoir oubliés,

Dans un triste état d’abandon ?

Nous qui étions votre fierté,

Quand on s’appelait les corons.

 

N’avez-vous plus de souvenirs ?

Nous qui vous avions protégés,

Entendu vos joies et vos rires,

Vos peines et vos cris indignés.

 

Les enfants jouant dans nos rues,

Sans souci de sécurité,

Tantôt chaussés, tantôt pieds nus,

Étaient heureux dans le quartier.

 

Tous les hommes allaient au charbon,

Dans les puits où régnait la peur,

Mais courageux, ils tenaient bon,

En galibots ou vieux mineurs.

 

Les femmes, la journée passant,

Dans la buée des lessiveuses,

Priaient Sainte Barbe souvent,

Pour bénir leur vie dangereuse.

 

Pourquoi nous avoir désertés ?

Nous qui abritions vos valeurs.

Pourquoi nous avoir délaissés ?

Dans cette vision de malheur.

 

Pourquoi ?…………………

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Le gardien du rivage (poème en alexandrin)

 

le gardien du rivage

 

Le phare d'Ar-Men dans le Finistère à la pointe ouest de la Bretagne

construit entre 1867 et 1881, a été inscrit  "Monument historique" le 31 décembre 2015.

 

Il est là, fièrement dressé contre les vents

Qui font tourbillonner les flots de l’océan,

Le phare s'élève en colonne orgueilleuse,

Tel un garde insolent dans sa tour lumineuse.

 

Quand l’horizon s’efface, que la tempête gronde,

Parmi les noirs brisants, c’est l’astre éclairant l’onde,

Comme l’étoile du berger montrant la route,

Avertit du péril, le bateau en déroute.

 

A lui seul, telle une grande armée héroïque,

Il sert de sa présence les âmes en panique,

Quand sur les déferlants, la fureur se déchaîne,

Et qu’à ses pieds la mer les frappe de sa haine.

 

Ô, colosse de pierre, combien de voyageurs,

Loin de leur pays natal ont vécu la peur

De ne plus revoir leur famille tant aimée,

Abordant la terre dans la mer agitée.

 

Alors, évitant les rocs déchirant la côte,

Le navire cherche un chemin dans la mer haute,

Dirigé dans sa manœuvre vers le chenal,

Le phare veille en l’informant par son fanal.

 

Grâce à lui, le bateau arrime dans le port,

Ballotté tant bien que mal dans ce dur effort,

Et le marin lui rend grâce comme à un dieu,

De l’avoir protégé dans ce piège écumeux.

 

De jour comme de nuit, son œil luminescent

Balaye l’horizon  bleuté ou grisonnant,

Et solidement bien ancré près du rivage,

Le phare s’étoile pour la paix des voyages.

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05 août 2018

L'incinération en dernières volontés

l'incinération en dernières volontés

 

Quand mon heure aura sonné le glas,

Laissez-moi partir et ne pleurez pas,

C’est un voyage unique sans  retour

Et pour seul bagage tout votre amour.

 

Sûr, vous serez peinés de ne plus me voir,

Mais ne le criez pas dans un grand désespoir,

Laissez les souvenirs apaiser votre douleur,

Car je serai toujours bien, là, dans votre cœur.

 

N’allez pas  sur ma tombe, je n’y serai pas,

Laissez mes cendres s’envoler ici ou bien là,

Je ne veux pas être un tombeau abandonné

Quand les affres du temps feront oublier.

 

Mettez juste mon portrait dans votre maison,

Sur un mur, une étagère ou un petit  guéridon,

Qu’importe l’endroit, je serai bien, soyez-en sûr,

Je serai toujours là pour panser vos blessures.

 

Ou me revoir en fermant simplement les yeux

Quand votre cœur sera triste ou bien heureux,

Je serai la douce brise caressant votre peau,

La lumière du matin traversant les volets clos.

 

Je serai aussi la brillance de la neige en hiver,

La chanson de l’oiseau ou le tac-tac du pivert,

Les éclats de rires venant de votre cœur,

Ou le parfum qui s’exhale de chaque fleur.

 

Je serai encore là dans la pluie de l’automne,

Dans vos écrits, dans vos mots qui résonnent,

Je me ferai l’étoile qui éclairera votre chemin,

La mort ne sera pas la fin de mon destin.

 

Alors vous comprendrez quand je vous  disais :

"Pas de problème" : une blessure que j’encaissais,

"Ce n’est rien" : une peine qui me faisait souffrir,

"Plaisanterie" : une vérité que je ne pouvais dire.

 

"Je vais bien" : un mensonge pour ne pas peiner,

"Pas d’inquiétude ": un amour ne pouvant s’oublier,

"J'ne m’ennuie pas" : une solitude que je surmontais,

Et beaucoup de silences quand crier, je ne pouvais.

 

La vie est un combat de tous les instants,

Mais personne ne peut en sortir vivant,

Alors vivez votre vie en toute sérénité,

Ne pleurez pas sur mon souvenir. Souriez !

 

Quand à votre tour, il sera temps de partir,

N’ayez crainte, je serai là pour vous accueillir.

Posté par coeurdepoete à 01:13 - - Commentaires [2] - Permalien [#]