poésie en images

Une nouvelle année pour faire autrement

 

 

 

Pour 2019, une année poétique, un poème par jour pour me souvenir

et oeuvrer sur une nouvelle passion.

Bonne lecture

 

 

 

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19 février 2019

J50. la nymphe du château (forme poètique sonnet en alexandrins)

 

la nymphe du chateau

 Un oeuvre d'Henry CLEWS, maître des lieux du Château de La Napoule Mandelieu (06)

 

Les notes mélodieuses d’une eau de cristal,

Dans le parc du château, coulent de la fontaine,

Une nymphe offre au soleil son corps érogène,

Impudique elle s'endort dans la vasque ancestrale.

 

Elle est étendue, les bras pliés sous sa tête,

Tout son être est suspendu au dessus de l’eau,   

Quand Râ caresse sa peau de son souffle chaud,

Ses seins se gonflent et pointent vers les cieux en fête.

 

Alors je ferme les yeux et je me souviens,

Des longs frissons courant dans le bas de mes reins,

Comme au temps jadis de nos ébats amoureux !

 

Passent les jours, les années, mortes sont mes nuits.

Où es-tu, Astre de mes soirées en folie ?

Je ne suis plus qu’une âme qui meurt peu à peu !

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18 février 2019

J49. Prière pour une âme soeur

 

prière pour une âme soeur

 Photo prise en juin 2014 sur la Meuse à Dinant Belgique

 

 De son amour, ils en ont tout exploité

De son amitié, ils en ont tous profité

Des menteurs aux manipulateurs

Elle croyait encore au bonheur

 

De l’amour, elle a enterré les toujours

De l’amitié, elle se refuse au bonjour

En ermite, elle est du soir au matin

En solitaire, ne veut plus rien

 

Seule, elle reste seule cloîtrée au logis

Portes et volets clos jusqu’à la nuit

L’isolement devient une habitude

L’abandon en est la certitude

 

Elle préfère vivre loin de tous les soucis

Mensonges, faux-semblants de la vie

Elle écrit seulement des poèmes

A l’inconnu des «je t’aime »

 

Elle se détourne de la réalité, l’absence

Se louant de sa vérité, sa croyance

Elle se réfugie dans la lumière

En ses vœux de prières

 

De ses enfants, elle a de cesse à les chérir

Mais ses larmes, ils en sont le souvenir

Qui berce tendrement son cœur

Dans sa plus réelle valeur

 

Puis un soir, elle cherchera une étoile

Celle qui la prendra dans son voile

Fermera  ses yeux sur le monde

Dans une douceur profonde

 

Ainsi soit-il !

 

Coeur de poète, le 17/12/2014

 

 

 

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17 février 2019

J48. Même si ça ne se voit pas

 

même si ça ne se voit pas, c'est peut-être quelqu'un de bien

 Photo trouvée sur le net (sans auteur désigné)

 

Les journées sont longues, mais j’en oublie leur tristesse,

Quand dans ton doux regard, tu m’offres de l'affection,

Celle que les humains me refusent sans compassion,

En me jetant un coup d'oeil rempli d’indélicatesse.

 

Tu es mon meilleur ami, capable de passer sur les préjugés,

Ensemble, nous avons galvaudé dans bien des recoins,

A cacher mon infortune dont tu restes le seul témoin,

Mais qu’importe pour toi, tu veux m’accompagner.

 

Mon cher compagnon, je ne peux de ça que trop te remercier,

Car je veux croire encore que je suis quelqu’un de bien,

Même si je suis un SDF, que j’ai l’air d’un bohémien,

Ta présence me donne le sens des responsabilités.

 

Je ne te demande rien, mais tu sais comment me protéger,

Sage et fidèle tu es près de moi partout sans te plaindre,

De cette vie de famine et de cette peur à craindre,

Qu’un jour la police vienne pour nous séparer.

 

Que serai-je sans toi, qui toujours me tiens compagnie,

Toi qui me permets de dire des mots tendres tout bas,

Quand aujourd’hui je te tiens serré dans mes bras,

Comme un naufragé dans une vie en sursis.

 

Tu vois mon chien, tu es mon bonheur,

Avec toi, la vie se fait moins douleur.

 

Coeur de poète, le 11/08/2014

 

 

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16 février 2019

J47. Quand bien même (forme poètique sonnet en alexandrins)

 

quand bien même

 Photo trouvée sur le net ( auteur non désigné)

 

Quand bien même le stress remplit ton existence,

Quand bien même les jours s’éveillent en chagrin,

Qu’ils n’ont plus que le goût des pleurs de la souffrance,

Ne crois pas que ça dérange, va, prends lui la main.

 

Quand bien même sa vie s'en est allée ailleurs,

Quand bien même ses choix sont déjà éprouvés,

Qu’ils ne sont plus que le désir de jours meilleurs,

Ne reste pas dans l’errance, écoute ton cœur.

 

Si l’espoir revient, tu le verras dans ses yeux,

Comme au temps d’hier, toujours aussi amoureux,

Alors, tu oublieras le passé qui dérange.

 

Comme un vainqueur, tu sortiras de ton brouillard,

Ses rires n’ont jamais été fruits du hasard,

Car malgré les tabous, tu es toujours son ange.

 

Coeur de poète, le 26/01/2016

 

 

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15 février 2019

J46. Sur le pourtour de l'oubli

 

sur le pourtour de l'oubli

 Photo prise sur lac^te de l'Esterel

 

Je pensais bien me connaître,

Enfin de compte qui je suis ?

J’ignore tout de mon être,

Quand je suis seule sans lui.

 

Goûter à l’inconnaissance,

Des questions sans réponses,

En accepter cette ignorance,

Dans le désarroi, je m’enfonce.

 

Ne pas savoir, vivre encore,

Le temps devient un gouffre,

Emprisonne tous mes efforts,

Dans l’incertitude, je souffre.

 

Ma conscience se borne,

Aux pourtours de l'oubli,

Et je deviens une licorne,

De feu l’amour du paradis.

 

Solitude amère qui me tue,

Aux croyances de partage,

Plaisirs,  désirs confondus,

Et la peur est mon langage.

 

Je pensais bien me connaître,

Que vais-je devenir sans lui,

Paraître ou bien disparaître,

Tout le pourquoi de l’ennui.

 

Coeur de poète, le 16/12/2014

 

 

 

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14 février 2019

J45. Vent d'hiver

 

vent d'hiver

 Image trouvée sur le net de G. PICHON

 

Le temps venteux semant ses décombres,

Hurle incessant toute la nuit, l’hiver arrive,

Dans mon cœur où se reflètent les ombres,

Ainsi reviennent de douloureux souvenirs.

 

Sans vouloir dans mon présent les retenir,

Le vent tapageur les ramène à chaque fois !

Combien seront-ils encore dans mon avenir,

Si je reste perdue dans cette nuit d’effrois.

 

Et je vois toutes  mes années s’épuiser,

Pour des amours qui ne veulent de moi,

Que de baisers mourant sans prospérité !

Que d’épines couvrant la rose des émois !

 

Pourtant, si  purs sont mes sentiments,

Mais des larmes rappellent à mon cœur,

Ma vie passée dans les pires tourments,

Et je me lasse de voir passer les heures.

 

Coeur de poète, le 24/12/2014

 

 

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13 février 2019

J44. Swann, pianiste en devenir...

 

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Swann, la petite-fille de mon compagnon que nous adorons, dans l'espoir de ses rêves

 

 

A quoi pense-t-elle, à quoi rêve-t-elle,

Là, devant les touches blanches et noires ?

A cette mélodie qui trotte en elle !

A cet air qui caresse son espoir !

 

Elle n’est point virtuose, mais pourtant

Quand ses doigts graciles effleurent

Le clavier du piano si tendrement,

Il lui murmure les mots de son cœur.

 

Comme l’eau à la clarté angélique

Clapotant à son oreille attentive,

C’est une cascade de sons magiques

Dans sa douce harmonie qui la captive.

 

Alors, c’est dans un sourire timide,

Au rythme de ses accords débutants

Que ressent, la jeune fille candide,

Les frissons de l'artiste s'éveillant.

 

Cœur de poète, le 08/03/2018

 

 

 

 

 

 

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12 février 2019

J43. Callot, en son et lumière

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Photo prise par Vincent P. sur l'ile Callot  entre  Carantec et Roscoff.

 

Callot, une ile comme un radeau immobile,

Rompant l’horizon de sa minime présence,

Tient bon la barre quand dans les remous hostiles,

La mer furieuse déchaine toute sa démence.

 

Mais ce soir les flots se font douce mélodie,

Dans le crachin breton et la brise légère,

Où danse la lune à la tombée de la nuit,

Pour offrir un festival de "son et lumière".

 

Un instant magique de halos en mouvance,

Enlaçant le merveilleux et l’imaginaire,

Comme au temps jadis de mon innocente enfance,

Où tout et rien me semblaient extraordinaires.

 

Coeur de poète, le 29/11/2017

 

 

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11 février 2019

J42. Saint Paul de Vence, lumière de l'art

 

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Photo prise sur le bord de la route allant à St Paul de Vence

 

A Saint Paul de Vence, chaque pierre raconte ce qu’elle a vu.

Destin de familles riches ou pauvres qui ont gravé leur vie,

Ont écrit leurs histoires sur les remparts ou dans  les rues,

Valorisant leurs idéaux pour ne pas sombrer dans l’oubli.

 

Les années virent guerres d’Italie et fortifications de Vauban,

Charles Quint et François 1er, chacun laissant leur empreinte.

La paix revenue, la cité grandit dans le progrès bienfaisant,

Jusqu’au temps où tout devint tranquille dans l’enceinte.

 

Qu’il faisait bon de vivre au village sous le soleil de Provence,

Enfants jouant, lavandières chantant,  hommes aux champs.

Le travail était dur, mais l’olive offrait l’huile en abondance,

Cette huile d’olive qui fait chanter un bon repas odorant.

 

Et c’est le rayonnement religieux sous l’influence de Godeau.

L’église, élevée au rang de collégiale s’agrandit et  s’embellit,

Epoque aussi d’hôtels particuliers et d’urbanisme nouveau,

Pourtant St Paul garde sa vocation militaire de stratégie.

 

Puis le modernisme est arrivé, avec son besoin de grandeur.

Partir et rechercher ailleurs, ce que l’on ne trouve plus ici,

Laissant  place aux artistes, aux peintres, aux sculpteurs,

Qui font maintenant la renommée d’une ville sans souci.

 

Cœur de poète, le 01/11/2014

 

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10 février 2019

J41. Saint Malo dans un grand bol d'air

 

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Saint Malo photo prise de l'île du Grand Bé à marée basse

 

Les temps ont changé, mais Saint Malo reste fier,

Au cœur de ses remparts, comme il était hier.

Aujourd’hui, règne une douce quiétude dans l’air,

Qui ne craint plus les hordes étrangères.

 

Veilleraient-elles encore, les âmes des corsaires,

Harcelant l’ennemi pour les rois de naguère,

Quand les exploits n’étaient pas imaginaires,

Batailles de galères, batailles d’enfer.

 

Dans l’horizon calme et bleu, les bâtisses guerrières,

Sur les îles du petit et grand Bé, entre ciel et mer,

Fini le temps où l’on devait protéger sa terre,

A coups de canons, ripostes meurtrières.

 

Loin est l'époque des grands voiliers téméraires,

Place maintenant aux touristes débonnaires,

Ne recherchant que la beauté millénaire,

Ou les histoires extraordinaires.

 

Et voilà la magie de Saint Malo qui opère !!

 

 

Cœur de poète, le 18/04/2015

 

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09 février 2019

J40. L'Ankou

 

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 Dans le parc de Ploumanach - L'Ankou, le serviteur de la mort

Une sculpture de François Breton

 

 

Par les chemins, les laies, les sentes ou les dunes,

Sur les terres bretonnes, grince au loin un chariot,

Que tirent sinistrement de ténébreux chevaux

Quand vient la nuit, même si se lève la lune.

 

Que vous soyez aristocrate ou grand bourgeois,

Que vous soyez paysan, gueux ou roturier,

Que vous soyez pape ou individu sans foi,

Un défunt vous êtes pour toute destinée.

 

Alors passe l’Ankou, serviteur de la mort,

A sa main décharnée, la faux de l’infortune,

Dont la lame tranchante tournée en dehors,

Prélève l’âme sans que rien ne l’importune.

 

Ainsi, reprenant sa route indifféremment,

Il récolte sans jamais n’avoir rien semé,

Cueillant inlassablement quel que soit le temps,

Puis, transmet son rôle au dernier mort de l’année.

 

Cœur de poète, le 12/02/2016

 

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08 février 2019

J39. La roue tourne (poème en hexasyllabes)

 

la roue tourne

 Moulin des Invalides à Aire sur la Lys (62) - (Roue à palmes plates)

 

Entre vieilles bâtisses,

Roulant sur la Laquette,

Au cœur d’Air' sur la lys,

Je chante guillerette.

 

Il y a bien longtemps,

Que je tourne en rond,

Dans l’onde en mouvement,

Qui laisse voir le fond.

 

De ma seule énergie,

Jaillissait la lumière,

Pour la grande industrie,

Les maisons ouvrières.

 

Avant, nous étions deux,

Levant les sacs de blé,

Pour les gens bienheureux,

Dans le Pas de Calais.

 

La force du cours d’eau,

Peu à peu s’épuisa,

Bas était le niveau,

Ma jumelle on rasa.

  

Aujourd’hui, n’fais plus rien !

Je suis une beauté,

Collée au vieux moulin,

Que vous photographiez.

 

Cœur de poète, le 18/09/2015

 

 

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07 février 2019

J38. Pyramide ou Terril

pyramide ou terril 2pyramide ou terril

           Terrils jumeaux de Loos en Gohelle (62)                                                      Pyramides d'Egypte

 

Il y a des montagnes enneigées ou désertiques partout sur la terre,

Elles sont naturelles, petites ou grandes, elles ont toujours été là,

Et pourtant, il y a des pays où l’homme dans une vie particulière,

A élevé des hauteurs à la sueur de son front, à la force de son bras.

 

Elles s’appellent pyramides au pays d’Egypte sous le soleil éclatant,

Pointant leur cime vers le ciel, au pouvoir des pharaons cousus d’or,

Elles s’appellent terrils au pays de France dans le nord  frissonnant,

Pointant leur cime vers le ciel, au bon vouloir d’un progrès de confort.

 

Elles ne furent pas construites pour la même destinée, mais pourtant,

Elles se ressemblent dans la forme façonnée par la peur et le chagrin,

Combien d’hommes, de femmes ont perdu la vie des années durant !

En gueules noires ou en esclaves, ils étaient dignes face à leur destin.

 

Aujourd’hui, ces montagnes d’hommes érigées dans chacun de leur pays,

Sous un soleil accablant ou sous des intempéries,  se font le témoignage,

Du courage des prisonniers de jadis, ou celui des pionniers de l’industrie,

Et qu’importe le temps qui passe, n’oublions pas de leur rendre hommage.

 

Coeur de poète, le30/11/2014

 

 

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06 février 2019

J37. Dans la mémoire de Lorette

dans la mémoire de lorette

 Photo prise du Mémorial de Notre Dame de Lorette (62)

 

A Lorette, sous l’emprise de cette mémoire,

Je pouvais entendre encore tous ces cris,

Ressentir cette guerre pleine d’espoir,

Quand la voix d’un mort fit le récit.

 

J’étais sur la colline d’Ablain Saint Nazaire,

Je me souviens disait-il, ici, c’était affreux,

C’était l’hécatombe, on faisait la guerre,

Les allemands gardaient les lieux.

 

Là-bas sur les crêtes de Vimy et de Lorette,

De ces hauteurs, on se faisait canarder,

Un par un gisant, fleur à la baïonnette,

En ce temps là, on rêvait de liberté.

 

Faut bien dire que le point était stratégique,

Et l’ennemi en tirait un avantage majeur,

Souchez devenait un village cadavérique,

Des bombardements à toute heure.

 

Tu sais, ajouta- t-il, on ne pensait plus à rien,

On n’était plus des humains, que des zombis,

Là-bas, j’ai vu mourir tant de bons copains,

Vingt ans, ne connaissant rien de la vie.

 

Je me souviens dit-il, c’était en 1915, en mai

Les troupes lancèrent une grande offensive,

Avec témérité, du terrain, on en reprenait

Mais la colline de Vimy, pas acquise.

 

Ô ! Combien de soldats Français, Canadiens,

Anglais, Germains et civils de ton cher pays,

Au moins cent mille êtres, ça c’est certain,

Ont rendu l’âme ici en ami ou ennemi.

 

Maintenant, on rend hommage à la bravoure,

En offrant ce lieu, cette terre qui est nôtre,

Et aujourd’hui, cet anneau qui entoure,

Le souvenir éclairant comme l’apôtre.

 

Il ajouta, dans ton présent, il est des guerres,

Encore et bien plus cyniques, sans foi, ni loi,

Sommes-nous morts pour rien, naguère,

L’humanité n’a rien compris. Pourquoi ?

 

Faut-il donc trouver la paix que .... dans l’éternité ?

 

Coeur de poète,  le 28/11/2014

 

 

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05 février 2019

J36. Jeu d'ombres et lumières

jeu d'ombres et lumières

Photographie de Vincent PIRON  (vincentpiron.com)

 

Elle est là, à l’ombre du grand sapin verdoyant,

Se dressant fière dans sa robe de blanc éclatant,

Une maison à l’allure altière telle une dédicace,

Honorant la beauté à la  simplicité qui s’efface.

 

Le jour, elle se fait oublier des regards fuyants,

Dans le tintamarre des véhicules si bruyants,

Qui tournent  tout autour de la grande place,

Jusqu’à la nuit qui fait s'éloigner la populace.

 

C’est dans la lueur des ténèbres silencieuses,

Qu’elle se donne comme une star aguicheuse,

A l’objectif nocturne du photographe curieux,

Découvrant son cœur dans la lumière des cieux.

 

Et chaque nuit, son cœur bat sous la marquise,

Perché au dessus de la porte comme une balise,

Qui vous attire en vous transportant dans la rêverie,

De sa vie de pierre, de bois, d’ardoise et de poésie.

 

Coeur de poète, le 03/04/2014

 

 

 

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04 février 2019

J35. Ma lampe à pétrole (Forme poétique : le Calligramme)

ma lampe à pétrole 2ma lampe à pétrole

 

 

 Pour lire plus facilement voici le texte de mon calligramme :

 

sur un étal je l’ai trouvée

un après midi de brocante

dans ses  reflets argentés

elle était là  dans l’attente.

c’ était comme une prière

que me laçait ce bel objet

à mon regard d’antiquaire

avec émotion je l’ai acheté.

depuis,  comme une  amie

à qui je confie ma solitude

elle m’apaise de mes soucis

et me rend mes  certitudes.

si ma  nuit se fait insomnie

que n’arrive pas le sommeil

où s’enflamme ma rêverie

elle est la lampe merveille.

alors le moment opportun

comme  autrefois j’allume

cette jolie lampe d’Aladin

illuminant mon amertume.

dans de son  écrin  cristal

à l’abri d’une brise coquine

pareille à une lueur  astrale

la flamme devient sublime.

Elle  dessine  au  plafond

un oasis de lumière tendre

sur cette terre d’inspiration

j’accoste pour me détendre.

comme au temps jadis de mes aïeux

ma lampe à pétrole me guide à chaque pas

dans les méandres infinies de ce lieu

pour retrouver la paix de mes émois.

et mon esprit joue l’explorateur

recherchant des souvenirs ancrés dans ma mémoire

comme ces jours d’éclats de rire, ces jours de pleurs

qui ont tant fait vibré mes années pleines d’espoirs

de mes amours, mes désirs, mes soucis ou chagrins.

tout est bien là dans mes rêveries ensommeillées

où je refais le monde qui a construit mon destin

oubliant toutes les choses qui m’ont peinées.

de tous les maux de ma souffrance

je les bannis de mon cœur

pour garder la souvenance

des joies et des bonheurs.

dans ces bons moments

qui se veulent vagabonds

sur sa ligne  fine  d’antan

ma joie est un tourbillon.

dans ce passé bien passé

où j’entrevois mon futur

cette lampe reste l’objet

du présent à ma mesure.

et si je parais un peu folle

de l’envier  à l’ électricité

c’est ma lampe à pétrole

la lumière de ma félicité.

elle fait  partie de ma vie

assise sur mon secrétaire

elle chasse ma mélancolie

quand les jours sont mystères.

il est des belles formes d’autrefois

qui nous font voyager à travers les époques

Nous rappelant que la vie peut être belle et dure à la fois

où chaque être veut se faire une existence sans équivoque.

 

 

 

 

Coeur de poète, le 19/06/2015

 

 

 

 

 

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03 février 2019

J34. Savoir se détendre

soir de détente

 

Dans le silence des soirs d’hiver,

Près du feu, dans sa douce chaleur,

Les yeux mi-clos et la tête en arrière,

Écouter les battements de son cœur.

 

Ne rien pouvoir, ne rien vouloir,

Juste bercer son corps, son âme,

Tous les soucis, les laisser choir

Un bon moment dans les flammes.

 

Se recentrer sur soi-même,

Goûter la douceur de ce bonheur,

Tout partager avec celui qu’on aime,

Et enfin oublier les maux chagrineurs.

 

S’adonner à ce précieux savoir,

Avant d’ouvrir les portes de la nuit,

Faire en amour, sa plus belle histoire,

Puis s’endormir, blottie tout contre lui.

Coeur de poète, le 19/09/2014

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02 février 2019

J33. Coupable !

LE TEMPS DE LA JUSTICE

 

Cela fait quelques mois,  quoi que je fasse

Trop souvent quelque chose me tracasse,

Hurlant au plus profond de moi : coupable !

Malgré mes décisions les plus louables.

 

Alors à mes regrets sempiternels,

S’ajoute une punition de rappel,

En cherchant des réponses absolues

Je me fais le procès d’une ambiguë.

 

Mes pensées sans cesse se contredisent

Entre l’intelligence et la bêtise.

Ainsi va ma vie, n’ayant nul repos,

Je place ma conscience en porte-à-faux.

 

Et passent les jours dans mes théories

Entre  grand sermon et douce folie,

A faire et puis défaire la  raison

De mes actions ou de mes abstentions.

 

Parfois, j’ai grand besoin de me détendre,

De me complaire dans ce qui me tente,

Alors je me prélasse dans mon lit,

A lire ou à cultiver mon esprit.

 

Mais à l’instant, planant dans mes fantasmes,

Le remord vient tuer mon enthousiasme,

Et d’un bond je me lève furibonde,

Râlant, pestant à tout va dans mon monde.

 

Puis, aux tâches ménagères je vais,

En forcenée, le ménage je fais,

Mais en même temps, mon ego répète,

Pauvre idiote, va donc faire la fête.

 

Pourquoi faire dans le plus que parfait,

Quand il est bon de vivre l’imparfait,

Gaspiller des heures de temps en temps,

Voir des amis ou jouir d’un amant.

 

Alors de ce procès interminable,

Je suis coupable, oui ! seule coupable

De ne plus être moi, simplement moi,

Pour éprouver du bonheur avec toi.

 

Coeur de poète, 23/01/2017

 

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01 février 2019

J32. Bergues, comme au cinéma !

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Vélo : image empruntée sur le net -                                      Le café  de la Poste : photo place de la république Bergues(62)

 

Adossé au mur, sans autre toit,

A le regarder comme une merveille,

Il semblait dire, un petit tour avec moi,

Et pourquoi pas, après tout il fait soleil !

 

Je l’enfourchais comme autrefois,

Sur mon vélo, j’étais plutôt comique,

Le vent dans mes cheveux dictait sa loi,

Soufflant le frisson d’un air apocalyptique,

 

Mon corps cherchait l’équilibre,

Ma robe se transformait en parachute,

Chassant les soucis, j’avais l’esprit libre,

Quand tout à coup, le chemin devint abrupt.

 

Alors ma joie se fit ambitieuse,

Comme un cycliste du Tour de France,

Je décidais de grimper la pente en danseuse,

Toute souriante de légèreté, tout en élégance.

 

Arrivée en haut, c’était bellissimo!

Bergues s’étalait là sous mon regard,

Et je ressentais les émois d’un renouveau,

Juchée fièrement sur le vélo tel un étendard !

 

Et je sentais la fraîcheur m’envahir,

Et j’écoutais le doux chant des oiseaux,

Un sentiment de liberté à n’en plus finir,

Cette balade à deux roues que c’était beau !

 

Il fallait repartir, engager la descente,

Je pris mon envol, peu à peu de la vitesse,

Et ralentir, devint  une pensée angoissante,

Car les freins se refusant, j’étais en détresse.

 

C’est alors, tel  Kad Mérad, l’acteur,

Je m’écrasais sur une terrasse, abasourdie,

Au milieu des tables et  au pied d’un serveur,

Qui me dit tout sourire Bienvenue chez les Ch’tis !

 

Coeur de poète, le 05/07/2014

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31 janvier 2019

J31. Si tu prends ma place, prends mon handicap !

si tu prends ma place prends mon handicap

Dessin composé par mes soins

 

Un jour, j’ai rencontré 5 personnes discutant.

Nous avons parlé et parlé des heures durant,

Partageant nos impressions, nos sentiments.

Elles me ressemblaient …...,  mais pourtant !

 

Appuyé sur sa canne, l’aveugle me dit :

Moi qui ne marche qu’au hasard dans la nuit,

Si j’avais des yeux,  ma vie ne serait que soleil !

J’irais sur les routes pour découvrir les merveilles.

 

La main à son oreille, le sourd me dit :

Moi qui n’entends que le silence à l’infini,

Si j’avais l’ouïe, j écouterais toutes les créatures

Vivant sur la terre, dans tous les coins de la nature !

 

Le nez  en vent, l’anosmique me dit :

Moi qui ne sens que l’air au parfum évanoui,

Si j’avais l’odorat, je respirais avec abondance

Toutes les odeurs, senteurs, effluves ou fragrances !

 

L’homme atteint d’agueusie me dit :

Moi qui ne connais que le néant des saveurs,

Si j’avais le goût, je savourerais tant de nourriture

Que chaque repas deviendrait ma plus belle aventure !

 

La femme atteinte d’insensibilité me dit :

Moi qui n’éprouve que l’inexistence du ressenti,

Si j’avais le toucher, je palperais les corps de bas en haut

Et je les caresserais indéfiniment jusqu’à user leur peau !

 

Voir, entendre, sentir, goûter, toucher,

Cinq sens qui nous rendent la vie  plus facile.

Quand on subit un handicap,  tout est plus difficile,

Alors de toutes ces différences, il ne faut jamais ignorer !

 

Cœur de poète, le 01/10/2014

 

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